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Macro-économie / Taux / BCE / forward guidance / taux d'intérêt

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BCE / forward guidance / taux d'intérêt

Le variant delta n'effraie pas la BCE

Si Christine Lagarde, présidente de l’institution de Francfort, reconnaît qu’il représente une "incertitude croissante", elle avance que les aléas autour de la croissance demeurent équilibrés. Par ailleurs, la Française a dévoilé la nouvelle forward guidance adoptée par le Conseil des gouverneurs.
Christine Lagarde, Présidente de la BCE - crédits : Francisco Seco / POOL / AFP
Christine Lagarde, Présidente de la BCE - crédits : Francisco Seco / POOL / AFP

"De plus en plus de personnes se font vacciner et les mesures de confinement ont été assouplies dans la plupart des pays de la zone euro. Mais la pandémie continue de faire planer une ombre", a expliqué Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), durant sa conférence de presse. Alors que la propagation du variant delta s’accélère en Europe, Christine Lagarde a reconnu que ce dernier représente une "source d'incertitude croissante", toutefois, le Conseil des gouverneurs avance que les aléas autour de la croissance économique demeurent équilibrés. "L'économie a rebondi au deuxième trimestre et, avec l'assouplissement des restrictions, elle est en passe de connaître une forte croissance au troisième trimestre", a déclaré Christine Lagarde. Dans le détail, la BCE s’attend à ce que "l'industrie manufacturière affiche de bons résultats, même si des goulets d'étranglement au niveau de l'offre freinent la production à court terme", tandis que la réouverture des économies favorise "un rebond vigoureux du secteur des services".

Christine Lagarde était également attendue concernant la revue stratégique. C’est la première conférence de presse qui se déroulait après qu’ont été publiées ses conclusions. La Française avait prévenu que la forward guidance (esquisse de la trajectoire future de la politique monétaire) allait être amendée pour prendre en compte le nouvel objectif symétrique d’inflation de 2 % l’an à moyen terme. C’est ainsi que le Conseil des gouverneurs s’est accordé pour laisser les taux d’intérêt directeurs au niveau actuel ou plus bas, "jusqu’à ce qu’il constate que l’inflation atteint 2 % bien avant la fin de son horizon de projection et durablement sur le reste de son horizon de projection, et qu’il juge les progrès de l’inflation sous-jacente suffisants pour être compatibles avec une stabilisation de l’inflation à 2 % à moyen terme". À noter que, cela peut également donner lieu à "une période transitoire pendant laquelle l’inflation sera légèrement supérieure à l’objectif", précise la BCE.

Selon Frederik Ducrozet, stratégiste chez Pictet Wealth Management, cette annonce "est compatible avec une hausse des taux de la BCE encore plus tardive que dans le cadre précédent". Concrètement, le stratégiste estime qu'en prenant en compte le fait que l'institut d'émission anticipe un taux d'inflation de 1,4 % en 2023, "il ne fait guère de doute que la BCE ne relèvera pas ses taux avant 2024".

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