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Macro-économie / Taux / Jerome Powell / tapering / Fed

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Jerome Powell / tapering / Fed

États-Unis : le tapering se précise

La plupart des membres du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine juge qu'il pourrait être approprié de commencer à réduire le rythme des achats d'actifs dès cette année sous réserve que l’économie continue de progresser comme escompté, nous apprend le compte rendu de leur dernière réunion.
Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine - WIN MCNAMEE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine - WIN MCNAMEE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Une fois n’est pas coutume, le compte rendu de la dernière réunion du Comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale américaine (Fed) annonce quelque peu la couleur. Au cours de cette réunion qui s’est tenue les 27 et 28 juillet derniers, les membres du FOMC ont - dans la lignée des mois précédents - évoqué le tapering (ralentissement du rythme des achats d’actifs que conduit la Banque centrale) et la majorité d’entre eux estime que l’ampleur des injections de liquidités pourrait devoir être revu à la baisse au cours des prochains mois.

Plus concrètement, "la plupart des participants ont indiqué que, si l'économie évoluait globalement comme ils le prévoyaient, ils estimaient qu'il pourrait être approprié de commencer à réduire le rythme des achats d'actifs cette année, car ils considéraient que le critère des ‘nouveaux progrès substantiels’ du Comité était satisfait en ce qui concerne l'objectif de stabilité des prix et qu'il était sur le point de l'être en ce qui concerne l'objectif d’emploi maximal", lit-on dans le compte rendu. Pour rappel, chaque mois, la Fed achète pour 120 milliards de dollars d’actifs, dont 80 milliards de dollars d’obligations du Trésor américain et 40 milliards de dollars de créances hypothécaires titrisées - ce en vue de garantir des conditions de financement accommodantes pour une économie qui, si elle a récupéré son niveau d’avant-crise, est encore en convalescence.

D’autres membres sont plus prudents et estiment qu’il est "plus probable qu'une réduction du rythme des achats d'actifs devienne appropriée au début de l'année prochaine", car ils considèrent que les conditions prévalant sur le marché du travail ne sont pas près de satisfaire au concept de "progrès substantiels" ; près de six millions d’emplois manquent encore à l’appel par rapport à la période prépandémique.

Reste maintenant à savoir si Jerome Powell, président de la Fed, donnera des indications encore plus précises lors de son discours particulièrement attendu qu’il tiendra à Jackson Hole (réunion annuelle des banquiers centraux dans le Wyoming se tenant du 26 au 28 août). "Une décision finale ne sera pas prise avant la réunion de septembre au plus tôt et dépendra probablement d'une nouvelle hausse de l’emploi en août, mais Jerome Powell, pourrait profiter de son discours de Jackson Hole pour laisser entendre plus fortement que le ralentissement est en route", avance Andrew Hunter, économiste chez Capital Economics. Lydia Boussour, économiste d'Oxford Economics s'attend à ce que la réduction de l'assouplissement quantitatif s'étende sur huit mois et qu'elle prendra la forme d'une "réduction proportionnelle des achats mensuels de titres du Trésor et de titres adossés à des créances hypothécaires (10 milliards de dollars et 5 milliards de dollars par mois, respectivement)".

En attendant de savoir à quelle vitesse la perfusion de liquidités va être réduite, les marchés actions font grise mine. À la suite de la publication du compte rendu de la réunion, les places asiatiques ont clôturé dans le rouge tandis que l'Eurostoxx 50 perdait 2% en fin de matinée.

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