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Macro-économie / Taux / BCE / Inflation / Enquête

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Inflation : ce que pensent les grandes entreprises européennes

Parmi les grandes entreprises européennes non financières faisant face à une hausse de leurs coûts, deux tiers d’entre elles pensent qu’elle sera répercutée sur le consommateur final, signale une étude de la Banque centrale européenne.
Supermarché en Allemagne - FABIAN SOMMER / DPA / DPA PICTURE-ALLIANCE VIA AFP
Supermarché en Allemagne - FABIAN SOMMER / DPA / DPA PICTURE-ALLIANCE VIA AFP

La hausse des coûts se fera sentir. Les entreprises européennes font face à une augmentation significative de leurs coûts sous l’effet des contraintes d’offre auxquelles elles sont confrontées liées à la reprise économique mondiale. Se pose alors la question de l’absorption par leurs marges de ces hausses de prix ou de leur répercussion sur le consommateur final. D’après une étude de la Banque centrale européenne (BCE), près des deux tiers des entreprises européennes non financières aux prises avec une augmentation du prix de leurs intrants pensent qu’elle sera au moins "un peu" répercutée sur le consommateur final.

Dans le détail, au sein de cette enquête menée auprès de 68 entreprises européennes non financières de premier plan, l’on apprend qu’environ 50 % des entreprises subissant des hausses de leurs coûts estiment qu’elles seront "beaucoup" répercutées sur les prix à la consommation. Ce sont les fabricants de biens intermédiaires, de biens d’équipement mais aussi le secteur de la construction, des transports ainsi que les services aux entreprises qui sont les plus représentés. "La plupart des personnes interrogées dans les secteurs orientés vers les entreprises ont décrit un environnement favorable à la répercussion de la hausse des coûts sur leurs clients, étant donné que ces derniers s'attachent à garantir l'approvisionnement", ajoute la BCE.

Par ailleurs, on trouve ensuite dans une moindre ampleur, les biens de consommation (alimentation incluse), le commerce de détail et les services. "De nombreux interlocuteurs des secteurs plus axés sur la consommation ont estimé que la forte concurrence entre les détaillants et les commerçants en ligne limiterait la répercussion sur les prix à la consommation finale", expliquent les économistes de l’institution de Francfort.

Dans ses dernières prévisions, l'institut d'émission disait s'attendre à une croissance de l'indice des prix à la consommation harmonisé de 2,1 % cette année, 1,7 % en 2022 et 1,5 % en 2023 - après une hausse de 0,3 % en 2020.

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