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recrutement, omicron

Macro-économie / Taux / Emploi / Etats-Unis / département du travail

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Emploi / Etats-Unis / département du travail

Bonne nouvelle sur le front de l’emploi américain

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont évolué à contre-courant des anticipations des économistes, qui tablaient sur une légère hausse des nouveaux inscrits. Ces derniers étaient 198 000 la semaine passée contre 206 000 lors de la précédente période.
Enseigne cherchant à recruter. JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Enseigne cherchant à recruter. JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Le consensus de Bloomberg sur les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis a complètement été renversé par les chiffres publiés par le département du Travail. Alors qu’une petite hausse était attendue lors de la semaine s’achevant le 25 décembre, c’est au contraire une baisse non négligeable qui a été constatée, puisque les 208 000 demandes initiales d'allocations de chômage attendues se sont transformées en 198 000 demandes effectives. Dans le même temps, la moyenne mobile sur quatre semaines a baissé de 7 250 et atteint désormais 199 250.

Il ne semble donc y avoir pour le moment aucun impact négatif de la propagation du variant Omicron sur le marché du travail américain. C’est également le signe que le marché de l’emploi connaît toujours des tensions, puisque le nombre d’inscrits dépend du nombre de licenciements effectués, ce qui s’explique par le fait que moins il est facile de recruter, plus on réfléchit avant de procéder à un licenciement. Joshua Shapiro - économiste en chef pour les États-Unis de la société de conseils Maria Fiorini Ramirez - estime ainsi qu’il y a "un rythme rapide de croissance de l'emploi" mais que cependant cela aurait pu être plus prononcé "si les entreprises avaient pu embaucher autant de travailleurs qu'elles le souhaitaient".

Ce recul des demandes d’inscriptions signifie également que les nombreux travailleurs qui sont sortis du rang des actifs à l’occasion de la pandémie n’ont pas encore effectué leur retour sur le marché du travail et ne l’effectueront peut-être jamais. Si le taux de chômage est aujourd’hui proche d’un niveau de plein-emploi (4,2 % contre 14,8 % au plus fort de pandémie), il y a aujourd’hui 3,9 millions d’emplois en moins outre-Atlantique qu’avant la pandémie : la "Great Resignation " pourrait donc s’installer durablement si les prochains mois ne révèlent pas un profond changement de tendance.

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