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Macro-économie / Taux / Inflation / Etats-Unis / Fed

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Inflation / Etats-Unis / Fed

Les prix à la consommation américains progressent à très vive allure

En janvier, l’inflation a dépassé 7% l’an, un record depuis 40 ans. Signe que les pressions inflationnistes sont de plus en plus diffuses, la croissance de l’indice des prix à la consommation sous-jacent a atteint 6%, là aussi un sommet depuis 1982. Une hausse de 50 points de base du taux directeur de la Fed dès le mois prochain est de plus en plus probable.
Supermarché à New York - VANESSA CARVALHO / BRAZIL PHOTO PRESS / Brazil Photo Press via AFP
Supermarché à New York - VANESSA CARVALHO / BRAZIL PHOTO PRESS / Brazil Photo Press via AFP

Le début des années Reagan continue de s’inviter dans le panier de consommation des ménages américains. En s’établissant à 7,5% en janvier, l’inflation (CPI) a atteint un record depuis février 1982, d’après les données publiées par le département du travail. Une dynamique qui n’est pas circonscrite à quelques secteurs puisque hors énergie et alimentation (inflation sous-jacente), la hausse des prix a atteint 6%, un chiffre inédit depuis août 1982. "Les dérapages des prix sont généralisés", analyse Véronique Riches-Flores, économiste et présidente de RF Research.

Dans le détail, un tiers de l’inflation (35%) provient de l’augmentation des prix de l’énergie et de l’alimentation. D’autre part, elle est portée à 14,8% par la hausse des prix des véhicules d’occasion (voitures et camions) liée aux pénuries de puces électroniques affectant le marché des véhicules neufs – en réponse à cela, la demande s’est reportée sur le marché de l’occasion. Par ailleurs, le coût du logement (il inclut notamment l’évolution des loyers payés par les locataires et des loyers imputés aux propriétaires), qui suit avec retard la hausse des prix de l’immobilier observée l’année dernière, a crû de 4,4% sur un an et il contribue donc pour 19,4% à l’inflation.

Il est à noter que d’un mois sur l’autre, l’inflation a atteint 0,6% (comme en décembre). Or, "pour que l'inflation atteigne une moyenne de 2 % - l'objectif de la Banque centrale américaine - il faut que les chiffres en glissement mensuel se situent autour de 0,18 %. Aucune des principales composantes ne s'en approche (à l'exception de l'éducation à 0,1 %, mais son poids n'est que de 6,4 %)", indique James Knightley, économiste chez ING.

L’ensemble de ces éléments fait que les marchés obligataires ont vivement réagi à l’issue de la publication des chiffres d’inflation : le rendement des bons du Trésor à dix ans a dépassé 2% pour la première fois depuis août 2019. D'aucuns y verront le signe que la réunion du Comité de politique monétaire (Fed) des 15 et 16 mars est dans toutes les têtes. "La Fed considère que sa priorité absolue est de maîtriser l'inflation. Ces données prix laissent entrevoir la possibilité que la Fed commence son cycle de resserrement par une hausse de 50 points de base des taux lors de sa réunion de mars, suivie de hausses consécutives lors des réunions suivantes", avance Kathy Bostjancic, économiste chez Oxford Economics.

D'après les marchés à terme, la probabilité d’assister à une hausse de taux de 50 points de base lors de cette réunion est de 83,1% (contre 7,3% il y a un mois), peut-on calculer grâce à CME FedWatch Tool.

 

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