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Macro-économie / Taux / Royaume-Uni / PIB / Omicron / Conflit Russie-Ukraine

Macro-économie / Taux
Royaume-Uni / PIB / Omicron / Conflit Russie-Ukraine

L’économie britannique respire avant d'être secouée

À la suite de la vague Omicron de décembre, le Produit intérieur brut du Royaume-Uni a rebondi de 10 % en rythme annualisé au cours du mois de janvier. Alors qu’elle vient de dépasser son niveau pré-pandémique, l’économie britannique devrait être mise à rude épreuve par le conflit russo-ukrainien ces prochains trimestres.
Big Ben à Londres - Daniel LEAL / AFP
Big Ben à Londres - Daniel LEAL / AFP

Passé le plus fort de la vague Omicron, l’économie britannique a retrouvé des couleurs. Le Produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni a rebondi de 10 % en glissement mensuel annualisé (0,8 % en glissement mensuel après une contraction de 0,2 % en décembre) lors du mois de janvier, d’après les données publiées par le Bureau national des statistiques (ONS). L’activité économique du Royaume-Uni se situe ainsi 0,8 % au-dessus de son niveau pré-pandémique (février 2020).

Si les économistes de l’ONS indiquent que la croissance a été tirée par l’ensemble des secteurs de l’économie, certains ont été beaucoup plus moteurs que d’autres. En effet, tandis que l’industrie et la construction ont chacune contribué pour 0,1 point à la progression de l’activité économique, le chiffre atteint 0,6 point pour le secteur des services qui, à l’image des précédentes vagues pandémiques, avait fortement été affecté en décembre (baisse de 0,5 %) par l’émergence d’un nouveau variant. Le secteur phare de l’économie britannique, qui se trouve désormais 1,3 % au-dessus de son niveau d’avant-crise, a notamment pu compter sur la croissance du commerce de gros et de détail qui a augmenté de 2,5 % en janvier.

Pour la suite, compte tenu du fait que les cas d'Omicron étaient encore très importants au cours de la première moitié de janvier, "une partie du rebond de l'activité a pu se répercuter en février également (bien que la tempête Eunice ait pu constituer un frein)", estime Paul Dales, chef économiste chez Capital Economics. À partir de mars néanmoins, le conflit russo-ukrainien pourrait commencer à rejaillir de façon très négative sur l’économie britannique au travers de prix de l’énergie plus élevés qui viendraient grever les revenus réels des ménages. "La croissance du PIB ralentira probablement tout au long de l'année", prévient Paul Dales.

Selon une étude du CEBR (Centre for Economics and Business Research), un institut de recherche économique britannique, le conflit russo-ukrainien pourrait amputer la croissance du Royaume-Uni de 2,3 points cette année (elle atteindrait alors 1,9 %) et de 2 points en 2023 (cela entraînerait une stagnation du PIB). Plus de 90 milliards de livres partiraient ainsi en fumée sur deux ans.

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