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Macro-économie / Taux / Fed / taux d'intérêt / bilan / Inflation

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La Fed veut normaliser sa politique à toute vitesse face à l’inflation record

Après avoir décidé d’une augmentation de 25 points de base du taux d’intérêt directeur pour la première fois depuis 2018, la majorité du Comité de politique monétaire de la Banque centrale américaine anticipe au moins six hausses supplémentaires d’ici la fin de l'année. Également dans les tuyaux, la réduction de la taille du bilan devrait commencer au cours des prochains mois.
Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine - POOL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine - POOL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Malgré l’éclatement de la guerre entre la Russie et l’Ukraine et les risques qu’elle fait peser sur la croissance de l’Oncle Sam, la Réserve fédérale américaine (Fed) ne dévie pas de son chemin. Dans un contexte de hausse annuelle record des prix à la consommation depuis 40 ans, la Fed vient d’annoncer, pour la première fois depuis 2018, une augmentation du taux d’intérêt directeur de 25 points de base. Et au moins six autres hausses sont anticipées d’ici la fin de l’année par la majorité de son Comité de politique monétaire (FOMC), d’après le dernier dot plot - la trajectoire future du taux d’intérêt directeur attendue par chacun des membres du FOMC - publié hier soir.

"Nous comprenons qu'une forte inflation impose des difficultés importantes, en particulier à ceux qui sont le moins en mesure de faire face à la hausse des coûts des produits de première nécessité comme la nourriture, le logement et le transport. Nous savons que la meilleure chose que nous puissions faire pour soutenir un marché du travail solide est de promouvoir une longue expansion, ce qui n'est possible que dans un environnement de stabilité des prix", a ainsi justifié Jerome Powell, président de la Fed, lors de sa conférence de presse.

Considérant qu'elle a atteint ses objectifs en matière d’emploi (le taux de chômage devrait atteindre 3,5% à la fin de l’année et se stabiliser à ce niveau) et d’inflation (même si celle-ci devrait refluer dans les temps à venir, la Fed juge qu’elle dépassera durablement l’objectif de 2% en moyenne au cours du temps), la Banque centrale américaine va également mobiliser son bilan pour rendre sa politique monétaire moins accommodante. Depuis le début de la crise pandémique, sa taille a plus que doublé sous l’effet des milliers de milliards de dollars de rachats d’actifs (bons du Trésor et titres adossés à des créances hypothécaires notamment) que la Fed a conduits pour améliorer les conditions de financement des ménages et des entreprises.

Atteignant 8910,7 milliards de dollars au 9 mars, le bilan de l’institution de Washington va prochainement suivre une cure d’amaigrissement (quantitative tightening). "Le Comité prévoit de commencer à réduire les avoirs en titres du Trésor, en dettes d'agences et en titres adossés à des créances hypothécaires d'agences lors d'une prochaine réunion", a déclaré Jerome Powell, qui a indiqué que la mise en œuvre pourrait avoir lieu dès la prochaine réunion du FOMC des 3 et 4 mai. Selon qu'elle voudra se montrer plus ou moins agressive pour normaliser les conditions financières, la Fed pourra cesser de réinvestir les tombées de titres arrivant à maturité ou les vendre avant qu'ils arrivent à échéance.

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