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Telecom Italia objet de nouvelles spéculations

Telecom Italia tient aujourd'hui jeudi un conseil d’administration en pleine effervescence autour des actifs d'infrastructure et de services de l’opérateur transalpin, dont Vivendi est le premier actionnaire.
Telecom Italia continue de susciter l'appétit des fonds américain - Photo by Miguel MEDINA / AFP
Telecom Italia continue de susciter l'appétit des fonds américain - Photo by Miguel MEDINA / AFP

Le conseil d’administration que réunit ce jeudi Telecom Italia (TIM) à l’issue de l’assemblée générale de ses actionnaires se tient au milieu d’une forte actualité autour des enjeux industriels du groupe. Si le fonds américain KKR est sur le point de retirer son offre non contraignante à 10,8 milliards d’euros (0,505 euro par action) formulée en novembre dernier face à l’impossibilité de procéder à une due diligence de l’entreprise, les actifs de TIM n’en suscitent pas moins beaucoup d’intérêt.

Les activités de services regroupées au sein d’une nouvelle unité baptisée ServCo focalisent en particulier l’attention. Le fonds américain Apax serait intéressé par ce pôle qui regroupe les divisions Enterprise, Consumer, et TIM Brasil, révèle jeudi le journal Il Sole 24 Ore. Apax rejoindrait ainsi le fonds de private equity CVC Capital Partners, sur les rangs depuis fin mars en ayant manifesté son intention d’acquérir une participation minoritaire de 49%. Mais le dossier serait également sur la table d’autres acteurs, tels que le fonds de capital-investissement new-yorkais Apollo, croit savoir le principal quotidien économique italien.

La création de ServCo s’inscrit dans le plan stratégique présenté il y a un mois par le nouveau PDG du groupe, Pietro Labriola, qui prévoit une scission entre les activités de services et le réseau de téléphonie fixe. Ce réseau fixe ne devrait d’ailleurs pas non plus rester en l’état.

TIM s’apprête en effet à lancer le projet de consolidation des réseaux fibre italiens, un chantier évoqué de longue date et toujours repoussé jusqu’à présent. Le groupe a annoncé il y a quelques jours la signature avec CDP Equity, la branche d'investissement de la Caisse des dépôts italienne (CDP), d’un accord confidentialité afin d’entamer des discussions sur une éventuelle intégration du réseau fibre (de TIM) avec celui du fournisseur national de fibre optique Open Fiber, dont CDP détient 60% des parts.

Ces négociations visent à établir d'ici le 30 avril, "un protocole d'accord visant à définir les objectifs, le périmètre, la structure et les principaux critères et paramètres d'évaluation liés au projet d'intégration" des deux réseaux, a indiqué TIM.

Le projet s'aligne ainsi sur l'objectif du gouvernement italien de construire un réseau national unique de fibres optiques tout en évitant les investissements redondants.

Dans ce cadre, la CDP, deuxième actionnaire de Telecom Italia derrière Vivendi, obtiendrait une participation majoritaire dans les actifs du réseau fixe de la société, croyait savoir Bloomberg il y a deux jours. Une perspective à laquelle Vivendi n’est a priori pas opposé, le groupe français ayant déjà annoncé son soutien à toute solution allant dans le sens d’une meilleure efficacité et de la modernisation du réseau de Telecom Italia, tout en préservant la valeur de son investissement.

Le groupe français inscrit de toute façon sa présence dans le long terme alors qu’il a passé une dépréciation de 728 millions d’euros sur sa participation dans Telecom Italia dans ses comptes 2021. Il n’a d’ailleurs pas le choix s’il veut donner le temps à la nouvelle stratégie de faire ses preuves et retrouver sa mise initiale. Le chemin est encore long. Le prix moyen d'achat de 1,071 euro par action de Vivendi dans TIM depuis son entrée au capital en 2015 se compare à un cours d’un peu plus de 32 centimes d’euro jeudi à la Bourse de Milan.

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