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Macro-économie / Taux / Fed / Conseil des gouverneurs / Philip Jefferson

Macro-économie / Taux
Fed / Conseil des gouverneurs / Philip Jefferson

Philip Jefferson rejoint la Fed

La nomination de l’économiste en tant que membre du Conseil des gouverneurs a été approuvée par une écrasante majorité de sénateurs. Plus riche en "colombes" que par le passé, la composition de l'influent organe de la Fed ne devrait pas influer sur la normalisation monétaire menée par la Banque centrale.
Philip Jefferson rejoint le Conseil des gouverneurs de la Fed - KEN CEDENO / POOL / AFP
Philip Jefferson rejoint le Conseil des gouverneurs de la Fed - KEN CEDENO / POOL / AFP

Et de trois. Philip Jefferson, qui avait été proposé par le président Joe Biden pour intégrer le Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (Fed), vient de voir sa nomination être confirmée par le Sénat. Au contraire de Lisa Cook, une très forte majorité de parlementaires (91 voix contre 7) a avalisé cette candidature. Après Lael Brainard en qualité de vice-présidente et Lisa Cook en tant que membre, c’est la troisième fois que Joe Biden voit son choix obtenir l’aval du Sénat pour façonner l’influent organe de la Banque centrale américaine.

Philip Jefferson est docteur en économie de l’université de Virginie ; sa thèse soutenue en 1990 portait sur la monnaie, l’intermédiation financière et la production. Après son doctorat, il quitte Charlottesville et passe quelques années à enseigner à l’université de Columbia avant d’intégrer le département des "affaires monétaires" de la Fed à l’été 1996, ce pendant un an. Par la suite, il rejoint le Swarthmore College et était devenu professeur et administrateur au Davidson College depuis 2019. En tant que chercheur, ses travaux ont notamment porté sur des problématiques afférentes au rôle de l'éducation comme rempart contre le chômage, à l'effet des cycles économiques sur la pauvreté et à la répartition des revenus entre les facteurs travail et capital.

Le Conseil des gouverneurs de la Fed tient un rôle central dans le pilotage de la politique monétaire de l’institution de Washington. En effet, ses sept membres (aujourd’hui six) possèdent un droit de vote permanent lors des réunions du Comité de politique monétaire (FOMC). Ce dernier est composé de douze membres : l’ensemble du Conseil des gouverneurs, le président de la Fed de New York ou son numéro deux qui jouissent également d'un droit de vote permanent et quatre présidents de Fed régionales (ils sont onze) dont les droits de vote sont soumis à une rotation chaque année.

Le septième membre du Conseil des gouverneurs pourrait être Michael Barr. Joe Biden a proposé sa candidature à la vice-présidence du Conseil des gouverneurs en charge de la régulation bancaire. Si la nomination de l’un des architectes de la loi Dodd-Frank sous l'administration Obama se voyait être confirmée, un tiers des membres du FOMC devraient leur poste à Joe Biden. 

Pour autant, si les "colombes" sont plus nombreuses qu'auparavant, la normalisation de la politique monétaire que conduit la Fed depuis quelques mois ne devrait pas s'en trouver amendée. L'exemple le plus criant fut la détermination que Lael Brainard, d'ordinaire considérée comme "colombe", a récemment affichée au sujet de la lutte contre l'inflation, ce qui n'avait pas manqué de secouer les marchés. 

"Le pic d'inflation auquel nous assistons aujourd'hui menace de renforcer les anticipations d'inflation future. La Réserve fédérale doit rester attentive à ce risque et s'assurer que l'inflation diminue à des niveaux compatibles avec ses objectifs", a notamment déclaré pour sa part Philip Jefferson, durant son audition au Sénat, alors que les Etats-Unis font face à une inflation historique (8,3% sur un an en avril).

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