Régulation / Concurrence / Groupe d'Action Financière / France / Robert Ophèle / François Villeroy de Galhau
Régulation / Concurrence
Groupe d'Action Financière / France / Robert Ophèle / François Villeroy de Galhau
L'Hexagone premier de cordée contre le crime financier
Le très bon classement donné à la France par le Groupe d’action financière (GAFI) est accueilli avec joie par Robert Ophèle, le Président de l’Autorité des marchés financiers, et ce d'autant plus qu'il rappelle que "La lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme étant l’une des priorités de supervision de l’Autorité des marchés financiers". Une récompense qui ne doit pas marquer la fin des efforts français comme le rappelle François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, ce dernier annonçant que "l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel ndlr) poursuivra son action exemplaire dans le domaine".
Notamment puisqu'un nouveau type de supervisions est en cours de développement, il s'agit de celle concernant le "secteur des actifs virtuels". Des failles ont aussi été constatées dans la supervision liée aux agents immobiliers et aux notaires. Les chantiers sont encore importants pour la France si elle veut continuer à conserver cette première place. L'une des recommandations émises est notamment de "renforcer les effectifs spécifiquement formés et dédiés à la lutte contre le blanchiment de capitaux". Actuellement le manque d'enquêteurs spécialisés "a une répercussion sur les délais des enquêtes, surtout dans les cas complexes".
La notation est significative ou élevée pour l'ensemble des thématiques évaluées, à l'exception des mesures préventives et de la de la supervision qui ont uniquement un niveau d'efficacité "modéré". Logiquement il est recommandé que l'Hexagone effectue "d’importantes améliorations" pour "renforcer la supervision et la mise en œuvre des mesures préventives".
Du côté des succès, le rapport fait état d'une "confiscation des avoirs criminels" qui est devenue "une priorité politique" et a permis d'obtenir des résultats probants. Chaque année, c'est près de 4,7 milliards d'euros qui sont ainsi saisis et le taux de condamnation dans le cadre des poursuites liées au financement du terrorisme est particulièrement élevé avec un chiffre de 93 %. Les compréhensions des risques "en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme " sont même respectivement qualifié de "bonne et très bonne". L'un des points forts du système est la création de "l’Agence de gestion et de recouvrement des avoir saisis et confisqués".
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