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Biden, États-Unis, croissance

Macro-économie / Taux / Nasdaq / Marchés financiers / Inflation / Jerome Powell

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Le Nasdaq prend son mal en patience

L'inflation n'est pas encore maîtrisée aux États-Unis et les marchés continuent logiquement à accorder peu de confiance aux entreprises les plus exposées. Cette semaine, ce sont les valeurs de la grande distribution qui ont subi une correction.
Target. Stefani Reynolds / AFP
Target. Stefani Reynolds / AFP

Outre-Atlantique on fait tout son possible pour juguler l'inflation et Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine (Fed), ne cache qu'il veut "faire redescendre la croissance de ses niveaux très élevés de l'an dernier". S’il espère "qu'elle ralentisse tout en restant positive", le début d'année est pour le moins compliqué côté des marchés américains et particulièrement pour le Nasdaq. Ce dernier a perdu près de 30 % depuis le début de l'année, dont plus de 20 % lors du dernier mois.

L'adaptation des marchés au resserrement de la politique monétaire de la Fed, ne se fait donc pas sans douleur. D'autant plus que la baisse des niveaux de croissance et l'inflation qui n'est pas encore jugulée se répercutent dans les résultats financiers. Cette semaine les résultats de Target et de Walmart, deux des géants américains de la grande distribution, ont donné du grain à moudre à ceux qui pensent que l'inflation va continuer à être particulièrement néfaste pour les marges des entreprises.

Ces mauvais chiffres de la part du secteur de la distribution pourraient néanmoins être le signe du début d'une réallocation des ressources vers les services. Actuellement, la part de la consommation de biens reste sensiblement élevée par rapport aux ratios d'avant crise. La part de la consommation des ménages à destination est de 35 % contre 31% avant la crise pandémique. En attendant, ce sont les valeurs de la distribution qui trinquent à chaque mauvais résultat, qui pourrait augurer d'un changement des préférences. L'action Target a ainsi perdu 22 % de sa valeur entre mardi et mercredi matin.

Pourtant l'ensemble des dirigeants américains essayent de rassurer les marchés et d'ancrer l'idée que l'inflation n'entraînera pas une récession. Janet Yellen, secrétaire au Trésor, a encore martelé qu'elle ne s'attendait "vraiment pas à ce que les États-Unis tombent en récession". Pour elle, c'est avant tout le vieux continent qui "est peut-être un peu plus vulnérable et plus exposée sur le front de l’énergie". Comme d'autres dirigeants, elle se réjouit du "taux de chômage extrêmement faible" du pays. La tension sur le marché du travail est pourtant source d'inflation salariale.

Il faudra vraisemblablement attendre que la trajectoire d'inflation soit davantage stabilisée pour que les marchés reconsidèrent favorablement les valeurs les plus exposées au risque inflationniste. Ainsi plus la normalisation de la Fed interviendra rapidement plus les marchés pourraient pousser un soupir de soulagement. 

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