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Macro-économie / Taux / Fed / taux d'intérêt / Inflation

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Fed / taux d'intérêt / Inflation

ukraine La Fed maintient sa - forte - cadence

UKRAINE. Jamais depuis les années Volcker, la Banque centrale américaine n’avait augmenté ses taux directeurs de 225 points de base en l’espace de quatre mois. Et c'est loin d'être terminé. L’ampleur et la persistance des déséquilibres entre offre et demande affectant nombre de marchés ne lui laissent guère d’autre choix, estime-t-elle.
Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine - Rod Lamkey/CNP/ZUMA-REA
Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine - Rod Lamkey/CNP/ZUMA-REA

Hors de question d’appuyer sur le frein. Après avoir augmenté ses taux d’intérêt directeurs de 150 points de base depuis le début de l’année, la Réserve fédérale américaine (Fed) les a haussés de 75 points de base supplémentaires (comme en juin) hier soir. Les taux directeurs de la Fed évoluent ainsi dans une fourchette comprise entre 2,25 % et 2,50 %.

"Le marché du travail est extrêmement tendu et l'inflation est beaucoup trop élevée", a déclaré Jerome Powell, président de la Fed, à l’occasion de sa conférence de presse, qui a prévenu que d’autres augmentations de taux seront appropriées d’ici les prochains mois.

A l’image du niveau de la hausse des prix à la consommation (9,1 % sur un an en juin), cette majoration de 225 points de base en l’espace de quatre réunions consécutives est un phénomène inédit depuis quatre décennies, Paul Volcker présidait alors la Fed et était déterminé à terrasser une inflation à deux chiffres.

 

La neutralité se fait jour

 

Avec la hausse qu’elle vient de réaliser, la Fed a accompli une première étape dans la phase de normalisation de sa politique monétaire, en tout cas concernant le pilotage de son taux d’intérêt : en termes nominaux, ce dernier se situe désormais à un niveau neutre, d’après l’évaluation de la plupart des banquiers centraux de la Fed : il s’agit du seuil à partir duquel la politique monétaire cesse d’avoir un effet accommodant sur l’activité économique.

Attention, doit être également pris en compte le bilan (8.900 milliards de dollars au 20 juillet) de la Fed, qui lui continue d’avoir un effet accommodant sur les conditions financières compte tenu de la gigantesque quantité de titres qu’il contient, même si elle diminue chaque mois sous l’effet du tapering (50 milliards de dollars mensuels depuis le début de l’été, puis 100 milliards de dollars mensuels à compter de septembre).

 

Bientôt en terre restrictive

 

Concernant les taux d’intérêt, la majorité des membres du Comité de politique monétaire (FOMC), estime qu’au moins 100 points de base de hausse supplémentaire seront nécessaires d’ici la fin de l’année 2022, pouvait-on lire dans leurs projections de juin. Un sentiment plutôt partagé par les marchés à terme qui estiment que la probabilité d’une hausse inférieure à 100 points de base d’ici décembre est de 31,1 %, peut-on calculer grâce à CME FedWatch Tool. "Je pense que le comité, dans l'ensemble, estime que nous devons amener la politique à, au moins, un niveau modérément restrictif", a averti Jerome Powell

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