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Macro-économie / Taux / Arabie saoudite / Bourse / Etats-Unis

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Arabie saoudite / Bourse / Etats-Unis

ukraine Les soldes de l’Arabie saoudite à Wall Street

UKRAINE. Entre avril et juin, la puissance pétrolière s’est constituée, par l’intermédiaire de son fonds souverain, pour plusieurs milliards de dollars de nouvelles positions au sein de grandes entreprises américaines cotées tandis que le marché dégringolait.
Joe Biden, président des Etats-Unis et Mohammed Ben Salmane, prince héritier d'Arabie Saoudite - Saudi Press Agency/XINHUA-REA
Joe Biden, président des Etats-Unis et Mohammed Ben Salmane, prince héritier d'Arabie Saoudite - Saudi Press Agency/XINHUA-REA

Le fonds souverain de l’Arabie saoudite (Public Investment Fund – PIF) a profité de l’un des pires semestres historiques du marché américain des actions pour faire quelques emplettes. Lors du deuxième trimestre 2022, son entrée au capital d’entreprises américaines s’est affichée à plus de 7 milliards de dollars, montrent des documents déposés auprès de la SEC (Securities Exchange Commission), le gendarme boursier américain.

 

L’or noir abreuve la tech

 

Parmi les nouvelles entreprises où le fonds aux 620 milliards de dollars d’actifs (à fin mars 2022) est présent, l’on peut trouver la société de services de téléconférence Zoom Video Communications (507,2 millions de dollars), le détaillant Costco (496,8 millions de dollars) ou encore l’énergéticien NextEra Energy (493,3 millions de dollars).

Alors qu’elles ont été les actions les plus affectées par le changement de cap monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), les valeurs technologiques ont suscité un vif appétit du PIF. En effet, en plus de Zoom, le fonds souverain a fait son entrée au capital de Microsoft (474 millions de dollars), Google (464,2 millions de dollars), l’éditeur de logiciels Salesforce (437,4 millions de dollars), Amazon (432 millions de dollars), la société informatique fondée par deux français Datadog (428,5 millions de dollars), Adobe (420 millions de dollars) et le fabricant de semi-conducteurs AMD (359,6 millions de dollars).

Toujours chez les valeurs technologiques, le fonds souverain a par ailleurs renforcé ses positions au sein de Meta (anciennement Facebook), PayPal et du spécialiste du jeu vidéo Electronic Arts dont il détient désormais respectivement pour 474 millions de dollars, 493 millions de dollars et 1,9 milliard de dollars d’actions.

Fin juin, le PIF possédait pour 40,8 milliards de dollars d’actions dans les entreprises américaines cotées. Dans le détail, les trois quarts de la valeur de son portefeuille d'actions sont concentrés sur dix sociétés et plus de 40% tient à une seule entreprise : Lucid, le fabricant californien de véhicules électriques qui se veut le rival de Tesla (le PIF en est actionnaire à hauteur de 60,9%). En avril, le gouvernement saoudien avait annoncé commander pour 100 000 véhicules au constructeur pour les dix prochaines années.

 

Les liquidités pourraient couler à flots

 

Nourri, entre autres, par des injections de capital du Royaume, deuxième plus gros producteur et premier exportateur de pétrole de la planète, le PIF pourrait compter sur des dotations importantes au cours des prochaines années.

En effet, d’après le Fonds monétaire international (FMI), l’Arabie saoudite va, pour la première fois depuis près d’une décennie, enregistrer des soldes publics excédentaires dans un contexte de renchérissement du prix de l’or noir. L’institution de Washington a évoqué le chiffre de 5,5% du Produit intérieur brut (PIB) pour 2022, soit environ 60 milliards de dollars, et 4,9% en 2023.

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