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Régulation / Concurrence / UE / stabilité financière / risques

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UE / stabilité financière / risques

Avis de tempête pour la stabilité financière de l'UE

Le Comité européen du risque systémique tire la sonnette d'alarme pour la stabilité du système financier dans l'Union européenne. La possibilité de voir survenir des scénarios de risques extrêmes serait de plus en plus grande.
La guerre en Ukraine contribue à accentuer les risques pour la stabilité financière de l'Union Européenne. © Alex Chan Tsz Yuk / SOPA Images/ZUMA/REA
La guerre en Ukraine contribue à accentuer les risques pour la stabilité financière de l'Union Européenne. © Alex Chan Tsz Yuk / SOPA Images/ZUMA/REA

Un jeu de domino mettant à mal la stabilité financière de l'Union européenne. Le Comité européen du risque systémique (CERS) s'inquiète dans sa réunion de septembre de voir des risques "se matérialiser simultanément, interagissant ainsi les uns avec les autres et amplifiant mutuellement leur impact".

Le CERS salue certes un système financier qui a résisté mais souligne qu'il a pu le faire "jusqu'à présent" et que cela ne garantit en rien sa résilience dans le futur. Sa réunion du 22 septembre a permis au conseil d'identifier trois risques extrêmes de plus en plus probable. Il s'agit de "la détérioration des perspectives macroéconomiques", d'une possible "forte correction des prix des actifs", et enfin des conséquences que ces deux évènements auraient "pour la qualité des actifs".

 

Montée en gamme

 

Francesco Mazzaferro, chef du secrétariat du CERS, enjoint donc les autorités compétentes à prendre les mesures adaptées pour prévenir l'occurrence de ces risques. Sinon le risque il doute que "le secteur financier puisse continuer à soutenir l'économie réelle" lorsque de tels évènements se produiront.

Pour ce faire il demande à l'ensemble du secteur d'adopter "des pratiques de gestion des risques prudentes [...]  car elles restent essentielles pour remédier efficacement aux vulnérabilités". Les établissements de crédit sont quant à eux responsabilisé par le CERS qui les qualifie comme "une première ligne de défense", avec des pratiques qui tiennent suffisamment compte de la "détérioration de l'environnement de risque". Pour cela il leur est demandé "d'ajuster de manière proactive et régulière leurs propres projections de capital dans le cadre de scénarios de base et de scénarios défavorables". C'est à cette condition qu'ils pourront conserver la confiance du marché.

 

Au-delà du secteur financier

 

Il est néanmoins illusoire aux yeux du CERS d'imaginer que le seul secteur financier est dangereux pour la stabilité de ce dernier. Il devient urgent aux yeux du conseil "de s'attaquer aux problèmes de liquidité et de financement des sociétés non financières (SNF) participant aux marchés des produits dérivés de l'énergie". Une tâche à accomplir sans pour autant assouplir les exigences prudentielles, puisque cela rendrait caduc les efforts réalisés.

Ces avertissements ne sont sans doute pas les derniers puisque le conseil général du CERS compte publier "deux rapports préparés par le comité scientifique consultatif" dans les semaines à venir.

Un premier document évoquera les coûts potentiels des "opérations de prêt renforcé et les interventions directes impliquant l'achat d'instruments financiers illiquides", des outils usités très largement par les banques centrales. Une seconde publication examinera l'efficacité des exigences de fonds propres des banques, lorsqu'il s'agit de "réduire les émissions de carbone et [de] faire face aux risques prudentiels découlant du changement climatique". Avec l'accent mis sur la difficulté des règles actuelles à réduire les émissions de carbone.

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