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Les Allemands ravis d'investir en France / Nos voisins sont plus heureux que jamais d'avoir franchi le Rhin, l'Hexagone doit maintenant en convaincre davantage de faire de même
"La coopération entre la France et l'Allemagne doit être renforcée dans les domaines stratégiques". Le moins qu'on puisse dire est que Patrick Brandmaier, directeur général de la Chambre Franco-Allemande de Commerce et d’Industrie, ne se repose pas sur ses lauriers, alors que la satisfaction des investisseurs allemands installés dans l'Hexagone n'a jamais été aussi haute. Il faut dire que Paris et Berlin ne semblent plus autant en symbiose dans leurs actions.
Un constat partagé par Brigitte Barouky, Associée EY, International Trade Flow - Expert Allemagne, qui se rappelle "que lors de nos précédentes études, les dirigeants avaient souligné l'importance du couple franco-allemand. Aujourd'hui nous n'avons pas les mêmes retours, l’Europe semblant être devenue la valeur refuge dans un contexte incertain et en raison de certaines divergences entre la France et l’Allemagne sur des thématiques telles que l’endettement ou la transition énergétique". Ce qui n'empêche pas que la France reste aujourd'hui le premier partenaire économique de l'Allemagne en Europe ; ce qui pousse ses investisseurs à se rendre dans le pays des Lumières.
Le vent tourne
Les raisons sont nombreuses pour ceux qui franchissent le Rhin, comme le confie Brigitte Barouky à WanSquare : "ils apprécient d'y trouver des infrastructures performantes et non saturées, couplées à un haut niveau de formation, une créativité élevée alliée à des dispositifs de soutien à l’innovation performants tels que le Crédit d'impôt recherche qui est un dispositif plébiscité". Autant de points très positifs à leurs yeux et qui explique l'immense satisfaction des investisseurs déjà présents dans l'Hexagone.
Tout n'est pas pour autant au beau fixe pour les Allemands qui investissent en France : du côté de chez EY on relève "qu'il y a une très forte attente autour de la politique fiscale, de l’efficacité administrative , et de la même façon d’une simplification du droit du Travail". Ce qui se répercute directement dans des projets développés dans l'Hexagone qui sont avant tout, à 90 %, des extensions. Là où ailleurs dans le monde, les Allemands vont lancer des créations de nouveaux projets dans 67 % des cas.
Défis communs
D'autres problématiques interrogent également les entreprises allemandes, Brigitte Barouky confiant qu' "aujourd'hui, les enjeux liés au développement durable figurent désormais dans les priorités". De la même façon, elle rappelle que le débat autour du nucléaire influence le regard porté sur la France ; "pour certains cela constitue un avantage en termes d’indépendance énergétique pour la France, pour d'autres cela représente un coût exorbitant".
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