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Macro-économie / Taux / Inflation / Etats-Unis / Fed / taux d'intérêt

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Inflation / Etats-Unis / Fed / taux d'intérêt

États-Unis : l’inflation sur la bonne voie / La Fed va (un peu) relâcher la pression

L’augmentation annuelle des prix à la consommation s’est établie à 7,1 % en novembre, un plancher depuis décembre dernier. Si son niveau demeure élevé, la tendance va dans le bon sens et conforte la Banque centrale dans son choix, qu'elle devrait annoncer ce soir, de lever le pied.
Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine - Ting Shen/XINHUA-REA
Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine - Ting Shen/XINHUA-REA

La passe de cinq ! Aux États-Unis, l’inflation annuelle s’affiche en recul pour le cinquième mois consécutif, d’après les données publiées par le département du Travail. En effet, elle a atteint 7,1 % en novembre, (après 7,7 % en octobre, le pic était à 9 % en juin).

Il s’agit d’un plus bas depuis le mois de décembre 2021. Le consensus des prévisionnistes s’attendait à un moindre reflux (7,3 %). Si le prix des produits alimentaires continue de croître (6,2 % en rythme annualisé), ceux de l’énergie poursuivent leur dégringolade (baisse de 1,6 % sur le mois et en retrait de plus de 10 % par rapport au pic de juin) alors que la croissance économique américaine et mondiale va en ralentissant.

Ajustée de ces deux composantes volatiles, l’inflation "sous-jacente" annuelle se comporte, elle aussi, légèrement mieux qu’anticipé, elle s’établit à 6 % quand le consensus attendait 6,1 %. L’inflation annuelle des biens non-énergétiques s’affiche à 3,7 % (diminution de 5,8 % en rythme annualisé), un plus bas depuis mars 2021, permis par l’atténuation continue des tensions affectant les chaînes d’approvisionnement.

Du côté des services non-énergétiques, le constat est moins réjouissant, leur prix a crû de 6,8 % sur douze mois, un record depuis août 1982. Le coupable est encore et toujours le même : le coût du logement qui augmente 7,1 % sur un an, soit une vitesse inédite depuis 1982 également (il est notamment constitué des loyers versés par les locataires et ceux que devraient se verser les propriétaires s'ils étaient locataires de leur logement). Compte tenu des signaux envoyés par le secteur de l’immobilier (croissance du prix des biens, loyers et transactions) ce n’est qu’une question de temps avant que cela ne se reflète dans les données d’inflation (à compter du printemps prochain d’après les experts). L’inflation annuelle "sous-jacente" coût du logement exclu s’affiche à 5,1 % sur un an, un plancher depuis septembre 2021.

S’ils avaient pu être un peu échaudés par les dernières données parues concernant le marché du travail (les tensions demeurent relativement fortes et les salaires nominaux croissent très vite) la semaine dernière, les membres du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui se réunissent depuis hier devraient voir dans les données d’inflation un élément de nature à conforter leur choix d’amorcer une inflexion dans le resserrement monétaire. En effet, après avoir multiplié les hausses de 75 points de base, ils devraient annoncer ce soir une hausse de 50 points de base – le taux d’intérêt directeur serait alors compris dans une fourchette comprise entre 4,25 % et 4,50 %.

Selon toute vraisemblance, ce ne sera néanmoins pas la dernière. "Nous doutions que le taux directeur finisse par dépasser 5 % et les données d'aujourd'hui vont dans ce sens, mais nous prévoyons toujours une nouvelle hausse de 50 points de base au premier trimestre 2023 (à 4,75-5 %), les données sur l'activité actuelle se maintenant bien et la hausse des salaires restant une source de pression inflationniste", prévoit ainsi James Knightley, chef économiste chez ING. 

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