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Sur les marchés / dividendes / record / Allianz Global Investors / investisseurs / rendement / Actions

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Nouveau plus-haut à prévoir pour les dividendes en 2023 / Tout est une question de signal

Les sociétés européennes devraient verser 387 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires en 2023, selon une étude annuelle d'Allianz Global Investors. Un nouveau record qui représente une progression d'1% par rapport à l'année 2022. La nouvelle sera sûrement accueillie avec enthousiasme par les investisseurs, mais ne tombe pas à point dans un contexte social d'ores et déjà sous pression. 
Eric TSCHAEN/REA
Eric TSCHAEN/REA

De record en record. En 2023, les entreprises européennes devraient verser 387 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires, rapporte l’étude annuelle publiée à ce sujet par Allianz Global Investors. Un record, donc, par rapport à l’année 2022, pour laquelle le gérant d'actifs estime que les rémunérations des actionnaires ont atteint 382 milliards d’euros. Malgré ce nouveau plus-haut, la progression limitée d’un peu plus de 1% reste à mettre en perspective. Car en matière de dividendes, tout est une question de signal.

De signal envoyé à l’économie, d’abord. Les dividendes qui seront versés en 2023 seront issus des bénéfices réalisés par les entreprises européennes en 2022. Et malgré la guerre en Ukraine, l’inflation et la crise énergétique, celles-ci semblent donc avoir bien résisté.

Ensuite, de signaux envoyés aux investisseurs, les principaux intéressés. Dans un premier temps, pour les apaiser face à la chute des cours de Bourse survenue au cours de l’année passée. Un dividende en progression, aussi mesurée soit-elle, permet en effet d’apporter de la stabilité aux portefeuilles d’actions, voire de compenser partiellement ou totalement la baisse de leurs cours. 

Dans un second temps, un signal de confiance pour l’avenir. Allianz GI souligne que la plupart (mais pas toutes) des sociétés qui distribuent des dividendes présentent de bons ratios de bilan, "soutenus par une base de capitaux propres relativement forte et des flux de trésorerie stable". De plus, les entreprises qui versent des dividendes auraient tendance à s’astreindre à une certaine autodiscipline, "pour obtenir des distributions fiables et constantes en raison des effets de signaux associés qu’elles envoient".

 

Sur fond de réforme des retraites et d'inflation 

 

Malgré cette hausse relative des dividendes, il n’est pas sûr que le signal soit, à contrario, perçu favorablement dans l’opinion publique. La mobilisation contre la réforme des retraites et l’inflation qui amenuise les revenus des ménages n’aidant pas. Déjà, en pleine pandémie du Covid-19, le gouvernement français avait appelé les entreprises du CAC 40 à davantage de modération quant à la rémunération de leurs actionnaires.

Aujourd’hui, c'est la question du partage de la valeur entre les salariés et les dividendes qui prime. Avec, en première ligne, le dividende salarié: "le dividende salarié a été proposé par le président de la République, il sera mis en œuvre. C'est une question de justice", déclarait le ministre de l'Economie et des Finance, Bruno Le Maire le 20 janvier, faisait valoir qu'une entreprise capable de verser des dividendes à ses actionnaires devrait aussi être capable de mieux rémunérer ses travailleurs. Le patronat reste, lui, pour l'instant, majoritairement opposé à cette mesure. 

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