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France : une attractivité économique au plus haut / Le nombre de projets d’investissement étranger continue de grimper
L’économie française bat un nouveau record en matière d’attractivité. Le nombre de projets d’investissement étranger créateurs d’emplois a atteint le chiffre inédit de 1 725 en 2022, soit une augmentation de 7 % par rapport à 2021, montrent les données publiées par Business France, agence notamment chargée de la promotion économique de la France. "Les programmes d’investissement tels que France 2030, la compétitivité de notre régime fiscal notamment en faveur de l’innovation, la qualité de nos infrastructures et de notre main-d’œuvre qualifiée sont autant d’atouts valorisés par ces décisions d’implantation ou d’élargissement d’infrastructures déjà existantes", a fait valoir Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique
Ces nouveaux projets ont permis de créer ou de maintenir 58 810 emplois, soit une augmentation record de 31 % par rapport à l’année précédente. En outre, les décisions de nouvelles implantations en France représentent 50 % des projets, quand les décisions d’extension de site existant représentent 46 % des projets.
Toujours concernant la nature des projets, les activités de production demeurent sur la plus haute marche du podium avec 26 % des décisions d’investissement (457 projets) et 30 % des emplois recensés (17 487 emplois). Viennent ensuite les activités de centres de décision avec 23 % des projets d’investissement. Bercy note une hausse de 23 % du nombre de projets de recherche & développement (191 projets) par rapport à l’année 2021, et de 53 % des emplois créés (4 789 emplois). Business France y voit là une preuve que le pays des Lumières est "bien perçu par les investisseurs étrangers comme une terre d’innovations".
Géographiquement, si ces projets ont pour origine une soixantaine de pays différents, les investisseurs du Vieux continent sont toutefois derrière près de deux tiers des projets. Dans le détail, les États-Unis retrouvent leur première place de pays investisseur en France cette année avec 280 projets (16 %) et 17 107 des emplois recensés (29 %), devant l’Allemagne, qui avait volé la première place à l’Oncle Sam l’an passé, qui comptabilise 256 projets (15 %) et 7 181 des emplois (12 %). Le Royaume-Uni est, lui, en troisième position avec 176 projets recensés et 4 071 emplois. On trouve ensuite les Pays-Bas et l’Italie à égalité concernant le nombre d’emplois bien que la Botte soit à l’origine de deux fois moins de projets.
Pour ne rien gâcher, une grande partie de l’Hexagone semble profiter de cet élan.
De fait, plus de quatre décisions d’investissement sur dix (43 %) concernent des communes de moins de 20 000 habitants et représentent 39 % des emplois. D’autre part, les projets industriels s’implantent à 74 % dans des communes de moins de 20 000 habitants et y créent 71 % des emplois associés. "Le projet de loi que je porterai cette année en faveur de l’industrialisation verte devrait encore renforcer l’attrait des investisseurs internationaux pour ouvrir des entreprises et des usines sur l’ensemble de notre territoire", a déclaré Bruno Le Maire, qui avait présenté les bases de ce projet à l’occasion de ses vœux aux acteurs économiques.
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