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Pas d'arrêt de mort pour le gaz / Le Vieux continent ne peut pas s'en passer à court terme
Inéluctablement la production mondiale de gaz va augmenter pendant de nombreuses années. Le cabinet Roland Berger est de cet avis dans sa dernière publication ; il estime qu’elle connaîtra une hausse de 0,6 % par an jusqu’en 2030, puis de 0,3 % jusqu’au milieu du siècle. Cette consommation croissante appelle donc à des investissements en conséquence.
D'ici à 2028, c’est ainsi que le cabinet allemand prévoit que "50 à 100 milliards de dollars de décisions d'investissements financiers (FID) seront annoncées chaque année." C’est le fait que le gaz naturel soit "moins intensif en carbone que le charbon ou l'essence lors de la combustion", qui explique selon les équipes de Roland Berger qu’il soit "généralement considéré comme une solution transitoire dans le cadre du passage aux énergies renouvelables." L’accent mis sur la transition a donc permis à cet hydrocarbure d’avoir un regain d’intérêt cette année.
Couper le cordon
Un des principaux facteurs déstabilisants pour l’adéquation entre la demande et l’offre de gaz concerne plus spécifiquement sa forme liquéfiée (le GNL), puisque Kadri Simson, commissaire européenne à l'Energie, vient notamment de déclarer "que l'UE devrait mettre un terme aux importations de GNL russe". Cependant, elle semble oublier que plusieurs contrats courent jusqu’à la fin de la prochaine décennie et limitent donc les risques de déstabilisation du marché.
L’Asie-Pacifique devrait voir quant à elle sa demande exploser également mais ses "niveaux globaux de production de gaz dans la région ne devraient pas changer de manière significative." Tout comme le Vieux continent, les pays devront se résoudre à " une augmentation considérable des importations de GNL en provenance du Moyen-Orient et de l’Afrique."
Les grands gagnants
Si l’Europe possède donc une marge de manoeuvre énergétique réduite à moyen terme, le cabinet allemand voit plusieurs grands gagnants de cet appétit pour le gaz. Tout d’abord l’Amérique du Nord où " la production de gaz et les investissements dans de nouveaux projets de GNL devraient augmenter, avec 10 à 20 milliards dollars de nouveaux projets attendus chaque année jusqu'en 2025 ". Le Moyen-Orient devrait également tirer son épingle du jeu également puisque les flux d’investissements y représenteront 10 à 20 milliards de dollars "pour des projets de production de gaz et de GNL chaque année jusqu'en 2028. "
Une incertitude importante concerne néanmoins la capacité de la région à augmenter significativement sa production, puisque la réglementation et les contraintes y sont désormais alignées avec les plus hauts standards.
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