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Banques / FBF / Banques / titrisation / Crédit / Dette / PGE / Marchés financiers

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FBF / Banques / titrisation / Crédit / Dette / PGE / Marchés financiers

Les entreprises ont bénéficié du soutien direct des banques françaises en 2022 / Le recours au marché est aussi une solution, rappelle la FBF

Les banques françaises, restées résilientes en 2022, ont pu financer directement les entreprises : l’accès de celles-ci au crédit bancaire est resté favorable sur l’année. Le recours aux marchés pour lever des fonds reste, quant à lui, moins utilisé. Il est pourtant nécessaire au financement des transitions verte et écologique, pointe la Fédération bancaire française dans son rapport annuel.
Philippe Brassac, président de la FBF (©Romain GAILLARD/REA)
Philippe Brassac, président de la FBF (©Romain GAILLARD/REA)

L’année 2022 aura été celle de la "résilience" pour les grandes banques françaises, estime la Fédération bancaire française (FBF) en publiant son rapport annuel. BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, BPCE ou encore la Banque Postale ont, en effet, toutes dégagé d’importants bénéfices au terme d’un exercice qui s’annonçait pourtant périlleux, du fait d’une conjoncture économique dégradée.

Et notamment pour leurs entreprises clientes, puisque les conditions de financement se sont retrouvées complexifiées par la remontée des taux d’intérêt. Mais sur l’année 2022, "l’accès des entreprises au crédit bancaire reste favorable et la croissance des encours est dynamique", souligne la FBF. Celle-ci s’est appréciée de 7,3 % sur un an, pour un total de 1 331 milliards d’euros. Les crédits d’investissement se sont montrés particulièrement dynamiques, en hausse de 7,5 % sur un an à 918 milliards d’euros. La croissance des crédits aux entreprises, de 5,5 % en France, est l’une des plus dynamiques de la zone euro, se félicite la FBF.

Grâce, entre autres, à des taux d’intérêt plus favorables dans l’Hexagone que dans le reste de l’union monétaire, puisque le taux d’intérêt moyen français s’est affiché à 3,02 % en France pour les petites et moyennes entreprises (PME). En deçà, donc, des 3,69 % appliqués dans la zone euro à fin 2022. Selon les chiffres de la Banque de France, l’accès au crédit d’investissement des PME se maintient ainsi à un haut niveau. En décembre dernier, 96 % d’entre elles ont obtenu en totalité, ou en grande partie, ces crédits demandés.

 

La titrisation, solution opportune ?

 

Mais la dette n’étant pas l’unique moyen pour les entreprises d’accéder à des financements nécessaires à leur croissance, la FBF souligne que les banques françaises ont aussi tenté de faciliter l’accès des entreprises aux marchés financiers. Par exemple pour lever des fonds visant à financer leur transition écologique et numérique.

La solution reste cependant moins privilégiée par les entreprises : sur les 2 024 milliards d’euros de financements qui leur ont été octroyés en France à fin 2022, 66 % d’entre eux provenaient de crédits bancaires, contre 34 % obtenus sur les marchés. Pourtant, face aux besoins massifs de financement des transitions verte et digitale, "la profession bancaire met en avant la titrisation […]", souligne la FBF. Le mécanisme, qui permet de transformer des actifs peu liquides - comme des crédits bancaires - en titres financiers, permettrait ainsi de diversifier les sources de financement des entreprises tout en augmentant la capacité des banques à en distribuer.

"Le règlement européen de 2017 pour des titrisations 'simples, transparentes et standardisées' n’a pas permis l’essor du marché européen de la titrisation", regrette la FBF. Aussi, elle rappelle proposer depuis 2020 des adaptations réglementaires, "permettant un vrai développement de ce marché au bénéfice du financement de l’Union européenne".

Pas question, pour autant, de vouloir exclusivement renvoyer les entreprises françaises aux marchés. Les banques françaises distribuent, par exemple depuis le 16 mars 2022, un nouveau prêt garanti par l’Etat (PGE), le "PGE résilience", pointe la FBF. Dans le cadre du plan de résilience présenté par les pouvoirs publics, les entreprises particulièrement pénalisées par les conséquences de l’invasion russe en Ukraine ont pu souscrire auprès de leur banquier à une tranche complémentaire de PGE allant jusqu’à 15 % de leur chiffre d’affaires annuel moyen des trois dernières années. Même procédé pour les mesures de soutien à l’export : des aides spécifiques (accompagnement pour la recherche de débouchés alternatifs, entre autres) ont été déployées pour les entreprises exportatrices plus précisément touchées par la guerre en Ukraine. La FBF rappelle ainsi que "la profession bancaire soutient ces mesures et diffuse l’ensemble de ces informations aux entreprises".

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