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Macro-économie / Taux / Allemagne / Récession

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Allemagne / Récession

La première économie d’Europe en route vers la récession / La Bundesbank anticipe un nouveau recul de l’activité allemande au premier trimestre

Après s’être contracté entre octobre et décembre derniers, le Produit intérieur brut (PIB) de l’Allemagne devrait encore baisser lors du premier trimestre 2023, prévoit la Bundesbank. L’inflation élevée handicape la consommation des ménages.
Olaf Scholz, chancelier fédéral d'Allemagne  - Michael Kappeler/ZUMA Press/ZUMA
Olaf Scholz, chancelier fédéral d'Allemagne - Michael Kappeler/ZUMA Press/ZUMA

L’Allemagne ne devrait pas avoir échappé à une récession (deux trimestres de suite de contraction économique) au cours de l’hiver. C’est en tout cas l’avis que partagent les économistes de la Bundesbank, à l’occasion de la publication du rapport mensuel de l’institution de Francfort.

Alors que le Produit intérieur brut (PIB) de la première économie d’Europe a reculé de 0,4 % lors du dernier trimestre 2022, ce devrait être de nouveau le cas au premier trimestre 2023, avance la Banque centrale ultra-rhénane, qui précise que l’ampleur de la contraction devrait s’avérer moindre qu’à l’automne.

 

L’inflation fait des dégâts

 

"Au début de l’année 2023, l’économie allemande a eu du mal à se remettre du recul important et généralisé de décembre de l’année dernière", lit-on dans le rapport mensuel. Si l’industrie et la construction ont certes de nouveau fortement augmenté leur production en janvier, dépassant même la moyenne du trimestre précédent, les exportations de marchandises en volume ne se sont que partiellement redressées.

"En outre, les secteurs économiques liés à la consommation continuent de souffrir du renchérissement toujours élevé et de la réticence des consommateurs qui en résulte", indique l’institut d’émission. Si la vitesse de progression annuelle de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) a décru depuis son pic en octobre dernier (11,6 %) sous l’effet du reflux des prix de l’énergie, l’inflation allemande demeure très élevée (9,4 % l’an en moyenne sur les trois derniers mois).

"Dans le commerce de détail, les chiffres d’affaires corrigés de l’inflation sont restés au niveau déprimé du mois précédent et ont donc été sensiblement inférieurs à la moyenne du trimestre précédent. Le climat de la consommation mesuré par GfK s’est certes légèrement redressé récemment, mais il est resté à un niveau très bas", détaille la Bundesbank.

Bonne nouvelle : le marché du travail ne devrait pas en souffrir. "En janvier, l’emploi corrigé des variations saisonnières a augmenté de manière significative : le nombre de personnes ayant un emploi a augmenté de 64 000 par rapport au mois précédent [le secteur des services en bénéficie le plus, ndlr]. Les indicateurs avancés sont également restés largement stables en territoire positif en février", souligne la Bundesbank qui indique que l’emploi devrait continuer d’évoluer très positivement au vu de la situation économique dans les mois à venir. Une légère baisse du taux de chômage (5,5 % en février) est même escomptée.

Du côté des économistes de Deutsche Bank, l’on s’attend à une contraction de 0,3 % du PIB par rapport au trimestre précédent avec une baisse de 0,4 % de la consommation privée. "Après une maigre augmentation de 0,1 % en 2022, nous prévoyons que le revenu disponible réel restera sous pression au premier semestre", justifient les économistes de la banque allemande, qui anticipent une croissance nulle sur l’ensemble de l’année 2023. Le Conseil des sages, économistes allemands qui conseillent le gouvernement, juge quant à lui que la croissance s’établira à 0,2 % cette année.

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