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Inflation : bientôt la fin des hausses de taux pour la Fed ? /
La crise bancaire pourrait faire une partie du job
Amorcé il y a tout juste un an pour lutter contre l’envolée des prix à la consommation, serait-on en train de vivre ses dernières heures ? Aux États-Unis, le cycle de hausse du taux d’intérêt directeur serait proche d’arriver à son terme si l’on en croit les dots publiés par la Réserve fédérale américaine (Fed) ; pour mémoire, les dots représentent la trajectoire future du taux directeur que chaque participant au Comité de politique monétaire (FOMC) juge la plus susceptible de favoriser l’atteinte des objectifs en matière d’emploi et d’inflation.
Pour la première fois depuis de nombreux trimestres, les membres du FOMC n’ont pas révisé à la hausse leurs anticipations de taux directeur pour la fin 2023 ; ils s’attendent à ce qu’il soit compris dans une fourchette comprise entre 5 % et 5,25 %.
À 25 points de base de la fin ?
Compte tenu de la hausse de 25 points de base qu’ils ont décidée hier (le taux se situe donc entre 4,75 % et 5 %), une augmentation d’un quart de point supplémentaire est anticipée d’ici la fin 2023. “Nous ne déclarons plus que nous prévoyons que des hausses de taux continues seront appropriées pour juguler l’inflation ; nous prévoyons plutôt qu’un raffermissement supplémentaire de la politique pourrait s’avérer nécessaire”, a fait savoir Jerome Powell, président de la Fed, à l’occasion de sa conférence de presse.
Pourtant, “depuis la dernière réunion du FOMC, les indicateurs économiques sont généralement plus élevés que prévu, ce qui témoigne d’une plus grande dynamique de l’activité économique et de l’inflation”, a indiqué le patron de la Fed. Comment alors expliquer ce changement d’orientation alors que, si l’inflation ralentit, certaines de ses composantes continuent de montrer une inquiétante persistance (les services non énergétiques et hors logement) ?
L’épisode de stress bancaire que connaissent les États-Unis depuis la faillite de trois de leurs banques n’y est évidemment pas pour rien.
“Nous pensons que les événements survenus dans le système bancaire au cours des deux dernières semaines sont susceptibles d’entraîner un resserrement des conditions de crédit pour les ménages et les entreprises, ce qui affecterait à son tour les performances économiques”, a fait valoir le grand argentier, notant toutefois qu’“il est trop tôt pour déterminer l’ampleur de ces effets, et donc pour savoir comment la politique monétaire devrait réagir”.
"L’essentiel est que notre politique soit suffisamment stricte pour ramener l’inflation à 2 % au fil du temps", a estimé le banquier central, jugeant ainsi qu'"il n’est pas nécessaire que cela vienne uniquement des hausses de taux ; cela peut venir, vous le savez, de conditions de crédit plus strictes". Comme chaque trimestre, le Fed a publié ses nouvelles prévisions d’inflation : il en ressort qu’elle devrait atteindre 3,3 % cette année, 2,5 % en 2024 et 2,1 % en 2025.
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