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L’Opep n’en fait qu’à sa tête / Le cartel pétrolier réduit sa production à la surprise générale
Aucune surprise n’était attendue de la part de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) ce week-end ; plusieurs de ses membres se sont cependant concertés pour acter une diminution de leur production. Un choix censé soutenir le marché de l’or noir, la baisse récente des cours étant invoquée pour justifier cette "mesure préventive", d’après les termes du ministère algérien de l’énergie.
Résignés
Cette annonce laisse à la fois le reste du monde pantois et sans solution à court terme, puisque comme le rappelle Goldman Sachs, dans une note récente, le cartel "dispose d’un pouvoir de fixation des prix très important par rapport au passé." Une même publication qui affirme que "la réduction surprise d’aujourd’hui est conforme à sa nouvelle doctrine qui consiste à agir de manière préventive, dans la mesure du possible, sans perte significative de parts de marché", tout comme la réduction de la production d’octobre 2022 l’avait été.
Les intérêts de l’Opep risquent donc de donner quelques sueurs froides au reste du monde durant de nombreuses années. Les différentes baisses entérinées ce dimanche ont conduit Goldman Sachs à relever ses "prévisions pour le Brent de 5 dollars par baril à 95 dollars par baril (contre 90 précédemment) pour décembre 2023, et à 100 dollars (contre 97) pour décembre 2024."
Camouflets
Le risque de crise bancaire des dernières semaines pouvait certes inciter au pessimisme, mais dans le même temps la réouverture de l’économie chinoise réputée gourmande en énergies fossiles était porteuse d’espoirs. Ces derniers semblent avoir fait long feu, Vincent Boy, analyste marchés chez IG France, parle ainsi d’une "reprise de la Chine [qui] est plus longue que prévue." De quoi légitimer la crainte du Cartel de voir le cours du baril pâtir d’une faiblesse de la demande mondiale.
Le principal désavoué par cette décision de l’Opep est comme souvent le président américain. Joe Biden n’arrivant décidément pas à imposer ses vues à l’oligopole, le dirigeant démocrate est d’autant plus sous pression qu’il s’est impliqué personnellement dans ce dossier allant jusqu’à se rendre en Arabie saoudite l’an passé.
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