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OPEP / pétrole / cartel
L’Opep garde la main sur l’offre de pétrole / Le Cartel prolonge sa réduction de l’offre d’or noir
La sacro-sainte volonté de l’Organisation des pays producteurs (OPEP) de maintenir un marché pétrolier stable continue à être martelée par ses membres à chaque réunion. Réunis à Riyad avec ses alliés, ils ont annoncé à l’issue de leur rencontre qu’ils allaient " étendre le niveau de la production globale de pétrole brut pour les pays participants de l’OPEP et non-OPEP […] du 1er janvier 2025 jusqu’au 31 décembre 2025 ". Il est prévu que l’OPEP + élimine petit à petit les réductions de 2,2 millions de barils par jour à compter d’octobre 2024 et ce jusqu’en à septembre 2025.
Avertis
La décision des membres du Cartel n’a pas constitué une surprise pour tous les observateurs, tel que PVM Oil, entité du courtier en énergie et en matières premières TP ICAP Group, jugeant que "la réponse [qui] est venue du cartel qui n’a pas vraiment incité les bulls (partisans d’un mouvement haussier ndlr) à accélérer les stratégies qui pourraient être envisagées. L’annonce d’un maintien des réductions officielles jusqu’en 2025 dans des circonstances normales […] s’accompagne d’une mise en garde inquiétante".
En outre, les équipes du courtier notent que "les Émirats arabes unis ont réussi à obtenir une nouvelle augmentation de leur quota de production de 300 000 barils par jour ". Le rapport CyclOpe soulignait récemment que la relative stabilité du marché de l’or noir ces derniers mois laissait supposer "que le marché pétrolier s’est réorganisé de manière efficace et que la ligne restrictive de l’OPEP + peine à contrebalancer la progression des producteurs externes à la coalition, comme les États-Unis, le Canada, le Brésil et la Guyana".
Union
Les efforts nécessaires pour maintenir le prix du baril donnent lieu à quelques débats en interne. Chez PVM Oil on souligne que mis à part " les échecs évidents de la Russie et de l’Irak à maintenir la discipline, le groupe est parvenu à une sorte d’unité qui mérite le respect et il ne peut y avoir un membre qui ne réalise pas ce qui arriverait aux prix du pétrole si une telle conformité disparaissait soudainement".
Une autre problématique est mise en avant dans le rapport CyclOpe : celle des départs récents de l’organisation qui a perdu le Quatar en 2019, l’Équateur en 2020 et enfin l’Angola l’année dernière. Une indication que les tensions internes sur les limitations de volumes sont loin de plaire à tous, l’OPEP espère bien que le Brésil rejoindra ses rangs en 2024 pour stopper l’hémorragie.
Autre explication à la nécessité pour le Cartel de maintenir ses limitations de la production, l’organisation pourrait bien perdre son bras de fer sur les prévisions de demande, engagé de longue date avec l’Agence internationale de l’énergie. L’organisme dirigé par Philippe Chalmin indique de son côté que "la modération (relative) des prix est à rechercher du côté de la demande". Ainsi il est possible que même en étant "tirée par la Chine, l’Inde et le Brésil, la progression de la demande [soit] contenue dans un contexte de croissance mondiale peu dynamique, alors que le déploiement des énergies renouvelables, la pénétration du véhicule électrique et les mesures d’efficacité énergétique contribuent également à contenir les besoins en produits pétroliers ".
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