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Stellantis / leasing / Financement / Crédit Agricole / BNP Paribas / Santander / Dare Forward 2030
Avec Crédit Agricole, BNP Paribas et Santander, Stellantis simplifie ses activités de financement / Un pas de plus vers les objectifs de 2030 du constructeur
De manière méthodique, Stellantis franchit une nouvelle étape de Dare Forward 2030. Au sein du plan stratégique dévoilé il y a un peu plus d’un an par le constructeur automobile, le groupe affichait l’objectif de doubler ses revenus tirés des services financiers, de location avec achat en option et de location longue durée pour les professionnels (leasing) : 5,8 milliards d’euros de produit net bancaire devraient ainsi être encaissés d’ici à 2030. Alors pour accélérer dans cette direction, Stellantis a choisi de simplifier ces activités en ramenant son nombre d’entités de cinq, à deux.
La première, Stellantis Financial Services, regroupera l’ensemble des activités de financement automobile, comme le crédit classique et la location avec option d’achat. Alors que le constructeur opérait jusqu'ici marque par marque, au travers de trois composantes, l’entité s’organisera désormais pays par pays via, donc, Stellantis Financial Services. Grâce des co-entreprises locales, Santander Consumer Financer sera à la manœuvre en France, en Italie, au Benelux, en Pologne et dans la péninsule ibérique. Tandis que BNP Paribas Personal Finance, suivant le même schéma, sera en charge de l’Autriche, de l’Allemagne et du Royaume-Uni.
Pour le directeur des filiales du groupe Stellantis, Philippe de Rovira, l’intérêt de faire appel à ces deux banques est clair. Ces dernières sont, en effet, en capacité d’obtenir des conditions de financement bien plus favorables que celles que le constructeur pourrait obtenir. Une réponse adéquate à la demande des clients du constructeur, observée par ce dernier, d'obtenir des financements de plus long terme et des contrats de location pour leurs véhicules. De plus, en réduisant le nombre d'acteurs, une baisse du nombre de systèmes informatiques s’ensuivra mécaniquement. Ce qui devrait permettre de réaliser des économies de plus de 30 % dans le domaine, avance Philippe de Rovira.
Une flotte d'un million de véhicules
La deuxième entité créée par Stellantis se nomme quant à elle Leasys. Née du rapprochement entre Free2Move Lease et Leasys et détenue à moitié par Crédit Agricole Consumer Finance, elle devrait ainsi chapeauter les activités de leasing du groupe pour les professionnels. Le but ? Devenir le leader européen du marché, avec un million de véhicules d'entreprises dans la flotte de Stellantis d'ici à 2026.
Affichant sa confiance des ces deux opérations, le constructeur assure que la demande ne sera pas une difficulté. Philippe de Rovira soulignant ainsi que "le problème est de livrer aussi vite que possible les voitures qui figurent dans notre portefeuille de commandes, qui est toujours à des niveaux records". Et si les hausses de prix observées en 2021 et 2022 ne se reproduiront sûrement pas, les tarifs ne seront pour autant pas revus à la baisse. "Nous voyons [plutôt] une stabilisation [des prix]", ajoute le directeur des filiales du groupe.
Quoi qu'il en soit, Stellantis reste toujours plus concentré sur son plan Dare Forward 2030. Déjà, à la fin du mois de mars, le groupe mettait finalement en place son nouveau modèle d'agence, censé optimiser ses coûts de distribution tout en assurant un meilleur service à ses clients. De quoi satisfaire l'un de ses objectifs principaux, soit de devenir leader en matière d'expérience client. En ce qui concerne l'augmentation de la part des véhicules électriques dans son chiffre d'affaires, qui devrait représenter l'intégralité du mix de ventes en Europe et la moitié aux Etats-Unis d'ici 2030, le groupe annonçait à la fin du mois de février prendre une prise de participation de 14,2 % d'une filiale de la compagnie minière canadienne McEwen Mining. Cette dernière développe entre autres le projet d'une mine de cuivre en Argentine, composant essentiel à la fabrication des batteries de véhicules électriques. Et avec cette nouvelle organisation de ses activités financières, le groupe fait un pas de plus vers ses objectifs à horizon 2030, dont la simplification semble ainsi être le mot d'ordre.
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