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La Banque de France relève sa prévision de croissance / La résilience hexagonale ne se dément pas
L’économie française surprendrait positivement en ce début d’année. La Banque de France a relevé de 0,1 point sa prévision de croissance trimestrielle pour la période allant de janvier à mars. L’institut d’émission estime désormais que la progression du Produit intérieur brut (PIB) par rapport au trimestre précédent devrait s’élever à 0,2 %.
"Les données en dur [en opposition en données issues des enquêtes, ndlr] des deux premiers mois de l’année ont apporté de bonnes nouvelles", a déclaré Guy Levy-Rueff, directeur de la Conjoncture et des Prévisions macroéconomiques de la Banque de France, à l’occasion d’une conférence de presse. L’économiste fait ici référence aux "hausses sensibles" enregistrées par l’indice de production industrielle en février et l’indice de la production dans les services en janvier, que l’Insee a récemment publiés.
Cette révision intervient alors que l’activité économique hexagonale a connu un mois de mars compliqué, marqué par des grèves à répétition dans le cadre du mouvement lié à la contestation de la réforme des retraites. Le PIB se serait contracté de 0,3 % le mois dernier par rapport à février, d’après les calculs de la Banque de France.
"Il est difficile à dire dans quelle proportion les mouvements sociaux ont joué un rôle, mais il ne fait aucun doute qu’ils ont eu une influence sur le recul de l’activité en mars ", explique Guy Levy-Rueff.
Ce diagnostic trouve son origine dans le fait que des difficultés rencontrées à la fin du printemps – mesurées notamment par les indicateurs à haute fréquence comme les données de transactions - l’ont été dans des secteurs traditionnellement en première ligne face à ce type de crise (commerce, énergie, transports).
Alors que la Banque de France prévoit une augmentation du PIB hexagonal de 0,6 % sur l’ensemble de l’année 2023, une révision de ce chiffre n’est pour l’instant pas à l’ordre du jour. "Il est trop tôt pour l’évoquer, l’incertitude entourant les mois à venir étant assez importante", a fait valoir Guy Levy-Rueff, qui a précisé que si révision il devait y avoir, elle serait communiquée à l’occasion de la prochaine publication des projections annuelles de la Banque de France (vers la mi-juin).
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