Macro-économie / Taux / Epargne / Inflation / Retraite
Macro-économie / Taux
Epargne / Inflation / Retraite
L’épargne des Français n’échappe pas à l’inflation / Le comportement des ménages a été profondément modifié ces derniers mois
L’épargne dans l’Hexagone ne reste pas de marbre face aux défis de ces derniers mois. L’inflation persistante obligerait même 27 % des Français à puiser dans leurs réserves, un chiffre dévoilé par l’étude publiée conjointement par AG2R la mondiale, Amphitéa et le Cercle de l’épargne. Cette publication a également interrogé les préférences d’allocations des ménages.
Horizon diversifié
La hausse des prix ne laisse pas indifférent les Français, cependant ils sont loin d’en tirer les mêmes conclusions concernant leur épargne. D’un côté ils sont 40 % à arguer que "la valeur de leur épargne diminue en raison du retour de l’inflation", d’un autre près de 31 % considèrent "qu’elle n’a pas été modifiée" et enfin "14 % qu’elle a augmenté". Des avis divergents qui conduisent cependant 22 % d’entre eux à avancer "avoir accru leur effort d’épargne."
Ce dernier continue à se porter vers le Livret A, avec 65 % des répondants qui le mettent "en tête des placements les plus intéressants", précédant l’immobilier locatif (60 %) ou encore l’assurance vie (56 %). Un plébiscite que ne remporte pas le débat sur les impôts sur le patrimoine ; 15 % des Français sont d’accord pour les augmenter, 42 % ne souhaitent pas les modifier et 43 % sont désireux de les faire diminuer.
Retraite anticipée
Nombre de ménages n’ont pas attendu que le sujet de la réforme des retraites soit sur la table pour commencer à épargner en prévision de leurs vieux jours. Il faut dire que 65 % d’entre-eux sont "inquiets pour leur niveau de vie à la retraite", un chiffre stable entre 2022 et 2023, cependant uniquement 51 % des non-retraités épargnent en prévision de cette dernière, là où 59 % le faisaient il y a encore 4 ans.
Une baisse qui illustre les priorités induites par la baisse du pouvoir d’achat de nombre de Français, qui privilégient toujours à une très large majorité (48 %) de faire l’acquisition d’une résidence principale pour "maintenir son niveau de vie à la retraite ". Loin devant l’assurance vie et l’investissement immobilier locatif (18 % chacun), les produits d’épargne retraite terminant au pied du podium avec 14 %.
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