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Macro-économie / Taux / croissance / Zone euro / PMI / grèves

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croissance / Zone euro / PMI / grèves

La croissance européenne accélérerait de nouveau / La divergence sectorielle s’aggrave

En avril, la progression de l’activité économique de la zone euro a atteint un rythme inédit depuis onze mois, montre l’étude mensuelle de S&P Global et Hamburg Commercial Bank. Les services tirent leur épingle du jeu tandis que la production manufacturière serait pénalisée par les grèves en France.
Come SITTLER/REA
Come SITTLER/REA

Le début du printemps sourit à la zone euro. L’activité économique privée des vingt pays partageant la monnaie a crû à un rythme inédit depuis près d’un an, selon les résultats préliminaires mensuels de l’étude de S & P Global et Hamburg Commercial conduite auprès des directeurs d’achats (PMI). L’indice PMI composite, qui regroupe le secteur des services et le secteur manufacturier, s’est établi à 54,4 points contre 53,7 points en mars, un niveau record depuis mai 2022.

 

Croissance manufacturière grevée

 

Cette croissance fut intégralement portée par le secteur des services, dont l’indice PMI est passé de 55 points à 56,6 points : il enregistre un plus haut de douze mois. “L’écart entre les performances du secteur des services, toujours en expansion, et celles du secteur manufacturier, ancré dans la contraction, s’est creusé en avril”, fait remarquer Cyrus de la Rubia, chef économiste à Hamburg Commercial Bank.

De fait, l’indice PMI du secteur manufacturier de la zone euro s’affiche à 45,5 points après 47,3 points en mars (un chiffre en dessous de 50 points signifie une contraction de l’activité). En cause ? Notamment les mouvements de grève que connaît l’Hexagone dans le cadre de la contestation à l’égard de la réforme des retraites.

En effet, si en France, l’activité économique a enregistré sa plus forte croissance depuis onze mois, le regain d’expansion dans le secteur des services ayant compensé une accélération de la contraction dans le secteur manufacturier, “les fabricants français ayant signalé la plus forte baisse de leur production depuis mai 2020 (en partie liée aux derniers mouvements sociaux)”, précise l’étude.

 

Bonnes nouvelles

 

Au rayon des bonnes nouvelles, l’on peut citer l’évolution de la situation sur le front inflationniste. De fait, l’augmentation des prix payés dans l’ensemble du secteur privé de la zone euro a ralenti pour un septième mois consécutif en avril et enregistré son plus faible niveau depuis février 2021, même si le taux d’inflation continue d’afficher un niveau nettement supérieur à sa moyenne de long terme. Et du côté des prix facturés par les entreprises de la zone euro, le taux d’inflation a “fortement” baissé par rapport au mois précédent pour afficher un creux de deux ans.

En outre, les perspectives d’activité se sont considérablement améliorées par rapport à la fin 2022. Les entreprises sondées expliquent leur regain de confiance par "un repli des inquiétudes relatives à une crise énergétique et au risque de récession ainsi que par l’amélioration des approvisionnements et l’atténuation des tensions inflationnistes".

D’après Franziska Palmas, économiste senior au sein de Capital Economics, les données PMI du mois d’avril suggèrent une croissance trimestrielle du PIB de la zone euro de 0,6 %. La Banque centrale européenne (BCE) estime, elle, que la croissance devrait atteindre 0,3 % entre avril et juin.

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