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Qui a dit que le marché du M&A en France était au point mort ? /
Il y a toujours du cash pour les PME
Le démarrage de 2022, marqué par une hausse des taux d’intérêt, des tensions inflationnistes et surtout le début de la guerre en Ukraine, aurait pu laisser craindre le pire pour le reste de l’année. Il n’en fut rien. Le marché du M & A des PME en France s’est au contraire montré plutôt résistant, enregistrant 1080 opérations l’année dernière contre 1172 en 2021, considérée, rappelons-le, comme exceptionnelle dans un contexte de reprise post-crise sanitaire. "Nous nous attendions à pire qu’une baisse de 8 % du marché des cessions acquisitions concernant les entreprises valorisées entre 1 et 50 millions d’euros. Après un début d’année compliqué, les investisseurs ont finalement compris que les entreprises n’allaient pas changer de feuille de route. Il est d’ailleurs intéressant de constater que les sociétés françaises ont réalisé une bonne année malgré la conjoncture. La trésorerie était là, tout comme les besoins de croissance externe, ce qui explique que le marché soit resté dynamique ", analyse Marc Sabaté, directeur général d’In Extenso Finance & Transmission, dans un entretien accordé à WanSquare.
Les PME de la Tech toujours attractives
Certains secteurs ont particulièrement permis le maintien de cette dynamique. C’est le cas par exemple de la Tech et du numérique qui est resté le plus actif avec 332 opérations réalisées l’année dernière. "Les sociétés d’édition de logiciel SaaS, qui présentent des perspectives de rendement élevées et prévisibles ont été les plus recherchées par les acquéreurs, tous secteurs confondus, et représentent à elles seules 16 % des opérations de l’année ", souligne Jessy-Laure Carol, associée chez In Extenso Finance & Transmission.
Un secteur qui explique aussi que la région Occitanie se soit détachée des autres, l’année dernière, avec 74 opérations, devenant la troisième région la plus dynamique. "Si chaque région a son secteur d’activité de prédilection, la dynamique globale liée aux entreprises de l’IT et l’édition de logiciel est particulièrement visible en Occitanie où des entreprises du secteur sont très présentes. C’est le cas également pour la région Aura (Auvergne-Rhône-Alpes, ndlr) qui a continué de voir le nombre de ses opérations (167) augmenter en 2022 et notamment dans ce même secteur ", ajoute Jessy-Laure Carol. Le secteur du BTP a lui aussi maintenu son attractivité avec 112 opérations (+52 %). "Globalement, tous les secteurs composés de petites entreprises, comme c’est le cas du BTP, et qui ont encore besoin de consolidation ont intéressé les investisseurs ", observe Marc Sabaté.
Même tendance pour 2023
Des investisseurs dont le profil est resté stable par rapport à 2021, la part des acquéreurs nationaux représentant toujours 83 % contre 17 % d’étrangers. Parmi ces derniers, les acquéreurs provenant des Etats-Unis sont restés en tête avec 29 opérations, suivis de ceux du Royaume-Uni ex æquo avec l’Allemagne (17 opérations chacun). "Si les sociétés cotées et non cotées constituent toujours 75 % des acquéreurs, le private equity a encore renforcé son intérêt pour les entreprises françaises l’année dernière. Le niveau de leurs investissements ne cesse de croître depuis 2018 (hors crise sanitaire) passant de 14 % en 2021 à 22 % en 2022 ", fait remarquer le directeur général d’In Extenso Finance & Transmission.
Et 2023 devrait peu ou prou ressembler à l’année dernière, selon les experts d’In Extenso. "Certes le premier trimestre est en baisse par rapport à la même période en 2022 mais la conjoncture économique n’est pas alarmante. L’inflation et les taux d’intérêt tendent à se stabiliser, les prix à baisser et l’Asie s’est déconfinée. Par ailleurs, l’intérêt pour le secteur du numérique et de l’innovation ne se dément pas tandis que l’ESG est un très fort sujet d’acquisition pour beaucoup de nos clients. Rien ne semble donc empêcher les envies de croissance externe des entreprises de se réaliser même si nous n’attendons pas que 2023 soit un grand millésime pour le M & A de PME ", estime Marc Sabaté.
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