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Publications, Résultats / Iliad / Free / opérateurs / Télécommunications / Résultats trimestriels / Thomas Reynaud / Xavier Niel

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Iliad / Free / opérateurs / Télécommunications / Résultats trimestriels / Thomas Reynaud / Xavier Niel

Iliad soutenu par l’élargissement de sa clientèle / Conserver ses tarifs présente aussi des revers

En faisant le choix de ne pas pratiquer de hausses tarifaires sur ses abonnements, l’opérateur a séduit de nombreux nouveaux clients au fil du premier trimestre de 2023. Une manière pour Iliad de porter son activité dans un contexte d’inflation mais qui n’a, à l'inverse, pas favorisé les bénéfices du groupe.
Thomas Reynaud, directeur général du groupe Iliad (© REA/Xavier Popy)
Thomas Reynaud, directeur général du groupe Iliad (© REA/Xavier Popy)

"Free est entré sur le marché du mobile avec une promesse de pouvoir d’achat, qui a été tenue. Nous avons décidé de ne pas augmenter le tarif de nos forfaits 2 euros et 19,99 euros jusqu’en 2027". Thomas Reynaud, directeur général d’Iliad, souligne à WanSquare la stratégie de l’opérateur de ne pas renchérir les prix de ses abonnements. Une politique qui aura permis au groupe fondé par Xavier Niel de conquérir de nouveaux clients au fil du premier trimestre de 2023 : 615 000 exactement, dans les trois pays dans lesquels opère la société (soit la France, l’Italie et l’Espagne). Soutenue par cette expansion commerciale, l’activité de la maison-mère de Free s’est appréciée de 8 % sur les trois premiers mois de l’année. Le chiffre d’affaires a ainsi atteint 2,2 milliards d’euros.

La progression a été particulièrement marquée en Italie, où les facturations se sont accrues de 12,6 %, tandis qu’elles progressaient en France et en Pologne de plus de 7 %. "Nous sommes numéro un en termes de recrutements d’abonnés depuis le lancement d’Iliad Italia en 2018, soit 20 trimestres consécutifs. Nous allons dans quelques jours franchir le seuil symbolique de 10 millions d’abonnés italiens", se félicite d’ailleurs Thomas Reynaud.

Mais il reste que, dans un contexte d’inflation marqué par l’envolée des prix de l’énergie, le choix d’Iliad de ne pas augmenter ses tarifs a pesé sur la rentabilité et sur les bénéfices du groupe. Si l’excédent brut d’exploitation avant loyer (Ebitdaal, indicateur de rentabilité dans le secteur) a bien enregistré une croissance de près de 4 % à 783 millions d’euros, sa dynamique de croissance a ralenti par rapport aux trimestres précédents. A titre de comparaison, l’Ebitdaal d’Iliad avait par exemple progressé de 8 % au terme de l’exercice 2022. En cause, "la très forte hausse des coûts d’énergie", a souligné la direction à l’occasion de la publication et "le maintien du prix [des] offres mobiles en France et en Italie [qui a donc] pesé sur l’évolution de la rentabilité". Mais le groupe l’assure : "Nous restons convaincus des bénéfices à venir, tant sur la croissance du chiffre d’affaires que sur la rentabilité, de ce choix".

 

Des bénéfices à la peine

 

La feuille de route est claire et la stratégie donc assumée. Néanmoins, combinée à une accélération des investissements en France et en Pologne (entre autres en vue d’une reconstitution des stocks en lien avec l’accroissement des abonnements), les bénéfices d’Iliad ont nettement marqué le pas. Le résultat net du groupe a atterri à 59 millions d’euros à fin mars 2023. Il s’agit ainsi d’une contraction de 87,6 % des profits de la société.

"Cet engagement [de ne pas augmenter nos tarifs], fort et exigeant dans un contexte d’hyperinflation, nous le tenons grâce à la chasse au gaspillage, au choix fort d’internaliser toutes nos fonctions clés mais surtout grâce à notre politique d’innovation", poursuit Thomas Reynaud. Un engagement d’innovation qui se sera notamment caractérisé au cours du premier trimestre de 2023 par une prise de participation majoritaire dans ITrust, une société éditrice de technologies qui développe une solution de cybersécurité basée sur l’intelligence artificielle.

Une façon pour Iliad de déployer, au travers de sa filiale Free Pro, la démocratisation de l’accès aux technologies de connectivité, d’hébergement de données, de cloud et donc de cybersécurité. "Au-delà de l’enjeu économique, il y a urgence à restaurer la confiance dans la transformation numérique, socle de l’économie et la société de demain. Avec ITrust, nous avons su gagner la confiance de plus de 400 clients dans le monde – dont 6 sociétés du CAC 40 en France- opérant dans divers secteurs. Cette brique de cybersécurité va venir renforcer la dynamique de croissance de Free Pro, notre filiale à destination des entreprises", assure le directeur général.

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