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Iliad / Free / Thomas Reynaud / Opérateur télécom / Xavier Niel
Iliad gagne, encore et toujours, de nouveaux clients / Le groupe reste rentable et des acquisitions ne sont pas exclues
Iliad garde le cap sur sa feuille de route. Et la stratégie claire de la maison mère de Free, d’avoir bloqué ses tarifs jusqu’en 2027, porte ses fruits. Au titre du deuxième trimestre de l’exercice 2023, l’opérateur de télécommunications a terminé, en France, en tête du recrutement de nouveaux abonnés : 128 000 nouveaux clients nets sur mobiles et 42 000 nouveaux abonnés nets haut et très haut débit.
L’accélération des gains de parts de marché d’Iliad - dans ses trois zones d’activité que sont la France, la Pologne et l’Italie - se reflète par ailleurs dans la croissance du chiffre d’affaires. Il a grimpé de 8 % au terme des trois derniers mois et de 10,4 % au titre du semestre tout entier. L’ensemble des géographies du groupe y ont contribué. Au total, les facturations du groupe fondé par Xavier Niel ont atteint 4,44 milliards d’euros sur la période.
Grâce, donc, à des gains d’abonnés dans l’ensemble des zones d’activité du groupe, mais aussi grâce à une croissance du revenu moyen par utilisateur, du fait de clients évoluant des offres de deux euros vers les plus onéreuses, à 19,99 euros.
Pas de croissance artificielle
Dans le détail, plus de deux tiers du chiffre d’affaires ont été réalisés en France, à près de 3 milliards d’euros, en hausse de 7,7 %. Et à l’occasion d’une conférence de presse, le directeur général du groupe, Thomas Reynaud, a insisté : "La croissance n’est pas tirée artificiellement par des hausses de prix, nous sommes le seul opérateur à ne pas l’avoir fait". Ce qui résulte, donc, de bonnes performances commerciales. Mais ces bons résultats, a-t-il poursuivi, sont aussi le fruit d’une politique de proximité menée "pour être au plus proche de nos abonnés. Nous investissons massivement dans nos dispositifs d’assistance de proximité", a souligné le directeur général, ajoutant qu’une boutique par semaine avait été ouverte depuis le début de l’année.
La fibre optique a elle aussi rencontré son succès, avec de plus en plus d’abonnés basculant de l’ADSL vers ce type d’abonnements. "Nous avons franchi le seuil symbolique de cinq millions d’abonnés", a ajouté Thomas Reynaud.
Il y a les services aux entreprises, également : un axe stratégique sur lequel l’opérateur souhaite accélérer, fort de plus de 40 000 entreprises qui utilisent désormais les services de Free. Parmi ses clients, des petites et moyennes entreprises ou des start-ups, intéressées par les offres sans engagement et lisibles de Free. Mais Iliad compte aussi au sein de sa clientèle professionnelle un peu plus de 20 % des groupes du CAC 40, des administrations comme le Conseil régional de Bretagne ou la Gendarmerie Nationale. "Et cela en à peine deux ans et demi", a précisé Thomas Reynaud, puisque l’offre a été lancée en mars 2021. La croissance de Free Pro s’est ainsi affichée à plus de 50 % sur le semestre.
Mieux couvert pour la suite
En matière de rentabilité, le groupe n’a pas démérité. Son principal indicateur, l’Ebitdaal, s’est apprécié de 4,1 % à 1,64 milliard d’euros. "Cette croissance se fait dans un contexte d’hyperinflation", a rappelé Nicolas Jaeger, le directeur général délégué du groupe Iliad, "alors même que notre facture d’énergie a été multipliée par deux pour le groupe", a-t-il poursuivi. Mais en 2024, la facture devrait se réduire : des couvertures à des niveaux plus intéressants ont été mises en place et le groupe continue à travailler sur l’efficacité énergétique de ses réseaux et de ses box.
Les investissements se sont quant à eux maintenus à un rythme soutenu, à plus d’un milliard d’euros sur le semestre (soit une croissance de près de 2 % sur un an), tandis que le free cash-flow opérationnel s’est élevé à un peu plus de 600 millions d’euros sur le semestre. Et en ayant réduit le rapport entre sa dette et sa rentabilité de 3,2 fois à 3,1 au niveau du groupe, tout en possédant plus de 4 milliards d’euros de liquidités au titre du premier semestre, son directeur général délégué l’assure : Iliad est "très solide financièrement".
De quoi saisir des opportunités d’acquisitions ? Interrogé sur la question, Thomas Reynaud a répondu : "Nous avons une structure financière hypersolide, ce qui nous permet de saisir des opportunités de croissance externe. Soit dans un de nos trois pays, […] soit dans un quatrième ou cinquième pays. Mais uniquement si cela a du sens industriel avec l’ADN du groupe. […] Nous n’allons pas grossir pour grossir, mais oui, nous avons toujours cette ambition affichée, à un horizon de quelques années, d’entrer dans le top trois des groupes de télécoms européens".
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