Macro-économie / Taux / or / banques centrales / réserves mondiales
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Les Banques centrales toujours avides d’or / Leur appétit pour le métal jaune se confirme en ce début d'année
Volatilité oblige, les Banques centrales raffolent toujours de l’or. Le World Gold Council (WGC) rejoint cette opinion et argue que "les achats soutenus et significatifs du secteur officiel soulignent le rôle de l’or dans les portefeuilles de réserves internationales en période de volatilité des marchés et de risques accrus." Nous rappelions le mois passé à quel point cet intérêt était lié à une situation économique trouble ces derniers mois, en particulier en ce qui concerne les inquiétudes autour du dollar.
Le gré à gré a le vent en poupe
La volonté de se prémunir des risques liés au billet vert, qu’ils soient liés à son cours ou droit américain, a semble t-il stimulé le marché de gré à gré (OTC). Ce dernier aurait connu une reprise selon le WGC, qui "a soutenu la demande totale d’or à 1 174 tonnes, soit une légère augmentation de 1 % par rapport au premier trimestre 2022 ". Alors que dans le même temps, la demande d’or (hors OTC) "a baissé de 13 % par rapport à l’année précédente ".
Les Banques centrales confirment leur retour au premier plan, les 228 tonnes ajoutées aux réserves mondiales constituant "un record pour cette série de données". Louise Street, analyste principale des marchés au Conseil mondial de l’or considère ainsi pour sa part que "le tableau contrasté du premier trimestre met en évidence la diversité des sources de la demande d’or, qui sous-tend son rôle et ses performances en tant qu’actif mondial. […] Un point commun est que différents types d’investisseurs considèrent l’or comme une réserve de valeur en période d’incertitude".
De tout horizon
Un intérêt donc partagé par de nombreux acteurs, conduisant Louise Street à estimer " que la demande d’investissement augmentera cette année, en particulier avec l’affaiblissement des vents contraires provenant de la force du dollar américain et des hausses de taux d’intérêt". Un signe avant coureur pouvant être vu dans la " demande positive pour les ETF sur l’or [qui] s’est poursuivi au deuxième trimestre jusqu’à présent ".
Le malheur des uns pourrait d’ailleurs faire le bonheur des autres. Selon Louise Street, la "menace imminente d’une récession des marchés développés [qui] pourrait être l’élément déclencheur d’une accélération des flux entrants plus tard dans l’année". Un scénario dans lequel " les achats des banques centrales devraient rester importants et constituer la pierre angulaire de la demande tout au long de l’année 2023, même si les niveaux sont inférieurs aux records atteints l’année dernière", explique l'analyste.
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