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Goldman Sachs / Morgan Stanley / Wells Fargo / Citigroup / JPMorgan

Les grandes banques américaines logées à des enseignes différentes / Mieux vaut être diversifié

Les grandes banques américaines n’ont pas toutes dépassé les attentes avec leurs résultats du deuxième trimestre. En substance, la gestion de patrimoine soutient Morgan Stanley et Bank of America tandis que la hausse des taux d’intérêt profite surtout à JP Morgan, Wells Fargo et Citigroup. De son côté, Goldman Sachs peine toujours à équilibrer le recul de ses activités historiques dans un contexte difficile.
Le bénéfice net de Goldman Sachs est ressorti en déjà des attentes au deuxième trimestre - Photo by Michael M. Santiago / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Le bénéfice net de Goldman Sachs est ressorti en déjà des attentes au deuxième trimestre - Photo by Michael M. Santiago / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Les grandes banques américaines ont manqué le carton plein. Alors que cinq d’entre elles avaient dépassé les attentes avec les résultats de leur deuxième trimestre 2023, la sixième vient, elle, de décevoir. Goldman Sachs, la dernière à publier ses comptes, a fait état mercredi d’un bénéfice net diminué de plus de moitié à 1,07 milliard de dollars, soit 3,08 dollars par action, par rapport aux 2,9 milliards de dollars du même trimestre un an plus tôt. Un résultat en deçà aussi de la prévision moyenne des analystes de 1,2 milliard de dollars et 3,16 dollars par action, selon les estimations compilées par FactSet. Petite consolation, ses revenus ont dépassé les attentes de Wall Street, à 10,9 milliards de dollars, au lieu de 10,6 milliards de dollars attendu.

David Solomon, le patron de l’établissement, a sobrement commenté ces performances. Elles "reflètent la poursuite de l’exécution stratégique de nos objectifs. La division Global Banking & Markets a enregistré des rendements solides dans un environnement où les niveaux d’activité sont cycliquement bas et nous sommes restés en tête des fusions-acquisitions", a-t-il déclaré. Pas sûr que cela suffise à alléger la pression sur le dirigeant, à qui il est reproché l’échec de la diversification dans la banque de détail dont la conséquence est que la période de sécheresse pour les transactions de fusions et acquisitions n’est pas compensée par une activité plus résistante. Dans le détail, les revenus des activités de banque d’investissement de Goldman Sachs ont reculé de 20 % par rapport à la même période un an plus tôt, à 1,43 milliard de dollars, tandis que du côté des activités de marché, les revenus réalisés dans le courtage FICC (obligations, change, et matières premières) ont chuté de 26 %, à 2,71 milliards de dollars.

Dans le même temps, Morgan Stanley, à qui Goldman Sachs est très souvent comparée, a bien mieux résisté. La banque fondée en 1935 avait annoncé mardi une baisse de 13 % de son bénéfice net sur un an, à 2,18 milliards de dollars, avec des revenus en hausse de 2 %, à 13,5 milliards de dollars. Ce qu’elle doit à son activité de gestion de fortune dont les revenus ont augmenté de 16 %, alors que la division a représenté près de 50 % du produit net bancaire total de l’établissement au cours du trimestre.

Cette solidité de la gestion de fortune lui fait d’ailleurs un point commun avec Bank of America, qui a, elle aussi, publié mardi de solides résultats trimestriels. Ses activités de banque privée et gestion de patrimoine héritées de Merrill Lynch ont contribué à hisser son bénéfice à 7,4 milliards de dollars au deuxième trimestre, soit une augmentation de 19 % d’une année sur l’autre, dépassant les attentes des analystes. Une autre particularité de Bank of America est le dynamisme persistant de ses activités de trading, dont les revenus ont augmenté de 10 % au cours du trimestre écoulé, à contre-courant de toutes ses concurrentes. Ce qui s’explique par le développement très récent de cette activité au sein de la banque, datant de seulement quelques années.

De leur côté, JPMorgan et Wells Fargo avaient toutes deux publiés des bénéfices en très forte hausse vendredi dernier. La première a vu son résultat net bondir de 67 % au deuxième trimestre, tandis que la seconde a vu le sien grimper de 57 %. Une performance qu’elle doivent à leurs activités de services bancaires aux consommateurs qui profitent à plein de la hausse des taux d’intérêt. Un effet dont a également profité Citigroup, même si son bénéfice a chuté de 36 % le trimestre dernier, et amplifié pour JP Morgan par le rachat en début d’année de First Republic autorisé par le gouvernement pour éviter la faillite de la banque régionale. Les déboires de la Silicon Valley Bank, de la Signature Bank et de First Republic ont largement profité aux plus grandes banques commerciales, qui ont toutes attiré des clients en quête de sécurité.

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