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Les banques européennes prêtes à faire face au pire / Le dernier stress test publié est particulièrement encourageant
Plus de 496 milliards d’euros de pertes ont été absorbés par les banques de l’Union européenne dans le cadre d’un stress test mené par l’Autorité bancaire européenne (EBA). Cette dernière juge que les résultats sont satisfaisants et démontrent que les institutions visées par l’exercice "restent résistantes dans le scénario défavorable". Cependant nulle question de se reposer sur ses lauriers puisqu’il est bien rappelé que " l’incertitude actuelle de l’environnement macroéconomique montre l’importance de rester vigilant et la nécessité pour les superviseurs et les banques de se préparer à toute aggravation potentielle des conditions économiques actuelles".
Un grand point de satisfaction pour le Vieux continent est exprimé par le constat que "les résultats du test de résistance illustrent clairement les avantages des améliorations de la robustesse financière des banques en termes de capital et de qualité des actifs depuis la crise financière mondiale". Deux arguments majeurs étayent cette vision : l’un est l’annonce qu’en "moyenne les banques terminent l’exercice dans le scénario défavorable avec un ratio Common Equity Tier 1 (CET1) supérieur à 10 %" et l’autre étant que les établissements bancaires demeurent en capacité de "soutenir l’économie même en période de stress sévère ".
Un test exigeant
Un fait demeure indiscutable : l’exigence du stress test imposé par l’EBA. Il a concerné 75 % du total des actifs des banques de l’UE et s’est attaché à "analyser l’impact sur les banques d’un hypothétique scénario macroéconomique défavorable sur l’horizon de trois ans (2023-25)". Le scénario le plus compliqué examiné faisait état "d’une inflation persistante et plus élevée dans l’UE, une augmentation des taux d’intérêt et des écarts de crédit, de graves récessions dans l’UE et dans le monde, avec un taux de chômage très élevé, et des baisses substantielles des prix des actifs ".
En termes de chiffres, cela supposait que le "PIB réel de l’UE diminue de 6,0 % au total sur une période de trois ans". L’autorité qualifie ce scénario comme étant " plus sévère que les précédents tests de résistance de l’EBA". Une autre conclusion majeure se trouve être que "si la baisse du ratio global de fonds propres est moins importante cette année que lors de la précédente simulation de crise, la dispersion entre les banques s’est accrue ".
Nuage à l’horizon
Une nuance importante est à apporter cependant puisque certes "l’impact global sur les fonds propres en termes de CET1 est plus faible que dans le test de résistance à l’échelle de l’UE de 2021", il s’avère cependant que "cela reflète le fait que les banques ont des bénéfices plus élevés au début de l’exercice 2023 ". Aussi, lesdits bénéfices font augmenter "le ratio de capital de 356 points de base à la fin de 2025 dans le cadre du scénario défavorable". Cela n’enlève rien au fait que les banques ont commencé l’exercice actuel avec " des provisions plus élevées en raison des perspectives macroéconomiques et géopolitiques incertaines".
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