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France : ces courbes qui se croisent pour le plus grand bonheur de la croissance / Les salaires progressent plus vite que les prix à la consommation

Pour la première fois depuis plus de deux ans, les salaires réels des ménages ont augmenté sur une période de quatre trimestres glissants. Une bonne nouvelle pour la croissance hexagonale à l’heure où la consommation la grève fortement.
Fiche de paie - Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Fiche de paie - Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

En France, les salaires reprennent de poil de la bête face aux prix à la consommation. En juin 2023, sur douze mois, la croissance du salaire mensuel de base (salaire brut avant déduction des cotisations sociales employés et avant versement des prestations sociales et il ne tient pas compte des primes et des heures supplémentaires) s’était établie à 4,6 %, d’après les données publiées par la Dares. Dans le même temps, les prix à la consommation, ont augmenté de 4,5 %, indique l’Insee.

Tant et si bien que le salaire réel des ménages, le pouvoir d’achat de leur salaire, a crû pour la première fois depuis début 2021, sur une période de douze mois.

 

Courbes qui se croisent

 

Un phénomène qui s’explique d’une part par le fait que la croissance des salaires nominaux a suivi, comme d’ordinaire avec retard, l’inflation. D’autre part, cette dernière a reflué, après avoir atteint un pic de 6,3 % en février 2023, sous l’effet de l’effondrement des prix de l’énergie.

Attention, cela n’implique pas que la perte de pouvoir d’achat qui a affecté les salaires des ménages du fait du choc énergétique vient de disparaître. En effet, si l’on date l’arrivée du choc énergétique à la fin 2021, alors les prix à la consommation ont augmenté de 8,6 % tandis que le salaire mensuel de base n’a progressé "que" de 6,9 % en l’espace de dix-huit mois.

D’après la Banque de France, le pic de croissance des salaires nominaux devrait intervenir lors du second semestre de cette année (autour de 5 % en glissement annuel pour le salaire mensuel de base).

 

De bon augure

 

Ce rattrapage partiel est bienvenu alors que l’économie française, sauvée par son commerce extérieur, a vu sa demande intérieure (hors stocks) contribuer négativement à sa croissance au cours de chacun des trois derniers trimestres dans un contexte d’inflation très élevée. Fin juin, les dépenses de consommation des ménages en volume s’établissaient 1,3 % en dessous de leur niveau pré-choc énergétique (quatrième trimestre 2021).

À l’occasion de leur dernier point de conjoncture, les économistes de l’Insee ont indiqué s’attendre à ce que la consommation des ménages reparte "légèrement" à la hausse au cours du second semestre 2023 du fait du ralentissement de l’inflation et du dynamisme salarial.

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