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L’Allemagne tente de voler au secours de son économie / Un nouveau plan de soutien qui durera jusqu’en 2028
"Il est donc très important que, dans cette situation, nous lancions une offensive du gouvernement fédéral pour stimuler la croissance de notre pays, pour garantir que les entreprises prennent leurs décisions […] en ce qui concerne les investissements et les opportunités de croissance pour notre pays". Olaf Scholz, chancelier allemand, n’a aucun mal à avancer que les difficultés actuelles en Allemagne ont rendu nécessaire un soutien plus prononcé au tissu économique.
Il n’est pas question de révolutionner la façon dont les autorités allemandes aident leurs entreprises comme le fait remarquer Carsten Brzeski, économiste chez ING, qui juge que "tout n’est pas nouveau dans ce programme. Il s’agit en fait d’une combinaison d’anciennes et de nouvelles mesures". Au rayon des nouveautés, il est surtout question de mesures fiscales comprenant des "déductions fiscales et des incitations fiscales pour les investissements dans l’efficacité énergétique, la recherche et le développement ", ainsi que de " nouvelles règles d’amortissement pour les investissements dans les nouveaux bâtiments afin de soutenir le secteur de l’immobilier et de la construction".
Le développement des entreprises n’est pas laissé de côté dans le projet de la coalition au pouvoir, puisqu’il est indiqué que la somme d’un milliard d’euros sera consacrée à améliorer l’accès des start-up aux marchés des capitaux. Cependant le paquet d’annonces dévoilé comprend de nombreuses initiatives déjà dans les cartons parmi lesquels le Fonds pour le climat et la transformation, qui avait déjà été annoncé, avec une dotation de plus de 200 milliards d’euros pour financer la transition verte. L’enseignement de la communication gouvernementale est que la moitié de cette somme sera disponible en 2024.
Un soupçon de doute
Carsten Brzesk note certes que " le programme comprend également les annonces habituelles concernant la réduction de la bureaucratie, l’investissement dans l’administration en ligne, l’accélération des appels d’offres publics et la fourniture d’une énergie sûre et abordable", mais qu’il "est intéressant d’examiner également ce que le programme ne contient pas". À titre d’exemple le plafonnement des prix de l’énergie pour l’industrie, un sujet très sensible outre-Rhin, ne fait pas actuellement partie du programme. De quoi faire dire à l’économiste de chez ING que ce paquet de mesure "ne change pas la donne ".
Il va même plus loin en doutant que ce type de solution puisse aboutir étant donné que "bon nombre des problèmes économiques actuels de l’Allemagne sont le fruit d’un travail artisanal et ne peuvent être résolus par une solution fiscale magique". Le fort effet d’annonce de cette semaine ne devant pas faire oublier que la "relance budgétaire supplémentaire annoncée aujourd’hui s’élève à 8 milliards d’euros (0,2 % du PIB), soit moins que les 20 milliards d’euros récemment annoncés pour des subventions potentielles à l’industrie des puces électroniques". Il faudra donc attendre d’autres mesures pour définitivement remettre l’Allemagne sur de bons rails.
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