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Macro-économie / Taux / INSEE / croissance

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France : croissance attendue en net ralentissement au second semestre / La décrue de l’inflation devrait soutenir la consommation

Alors que le Produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,5 % au printemps dernier, les troisième et quatrième trimestres devraient le voir croître de respectivement 0,1 % et 0,2 %, d’après l’Insee. Tandis que l’investissement pourrait souffrir de la hausse des taux d’intérêt, la consommation des ménages, elle, devrait se ressaisir au vu du ralentissement escompté de l’inflation.
JOEL SAGET / AFP
JOEL SAGET / AFP

Le Produit intérieur brut (PIB) s’annonce en fort ralentissement. Après des performances printanières ayant surpris tout le monde, celles de l’été et de l’automne devraient être moins reluisantes. C’est en tout cas ce que prévoit l’Insee. L’institut statistique anticipe que le glissement trimestriel du PIB atteindra 0,1 % entre juillet et septembre puis 0,2 % au quatrième trimestre. Pour mémoire, portée par les exportations nettes, la croissance trimestrielle s’était élevée à 0,5 % au deuxième trimestre.

La consommation des ménages pourrait cette fois-ci favoriser la progression de l’activité économique. Rappelons que la consommation totale de biens apparaît en recul de près de 5 % en volume par rapport au début de l’année 2022 du fait de l’inflation importante sévissant en France, qui a entre autres pénalisé significativement la consommation alimentaire. Cette dernière évolue 9 % en-dessous de son niveau de 2019 seulement, en partie parce que les quantités consommées par les ménages sont moindres (telle que mesurée par l’Insee, la baisse en volume provient aussi de la diminution de la qualité des produits consommés).

Or, l’Insee s’attend à un ralentissement de l’inflation alimentaire qui devrait passer de 11,1 % sur un an en août à 7,2 % en décembre. "Le climat des affaires dans le commerce de détail (y compris commerce et réparation d’automobiles) est d’ailleurs repassé en juin au-dessus de sa moyenne de longue période", soulignent les économistes de l’Insee. Tant et si bien que "la demande intérieure (hors stocks) pourrait donc légèrement soutenir l’activité au second semestre, mais ce serait du fait de la consommation et non de l’investissement", lit-on dans le point de conjoncture.

En effet, alors qu’il a fortement contribué à la croissance hexagonale au cours des trimestres passés - surtout celui en provenance des entreprises non financières - l’investissement est désormais aux prises avec un vent contraire non négligeable : des taux d’intérêt élevés.

Pour mémoire, tandis que la Banque centrale européenne (BCE) a augmenté ses taux d’intérêt directeurs de 425 points de base depuis juillet 2022 pour éradiquer l'inflation, le taux d’intérêt des crédits atteignait, en juin 2023, 4,78 % pour les PME, 3,91 % pour les ETI et 3,84 % pour les grandes entreprises, ce qui représente des augmentations supérieures à 300 points de base sur douze mois. Pour ce qui concerne les ménages, le taux des crédits nouveaux à l’habitat toutes durées (hors renégociation) s’établissait, lui, à 3,43 % en juillet, soit une progression de 200 points de base sur un an.

Enfin, du côté du commerce extérieur, le pays des Lumières ne bénéficierait pas d'un contexte avantageux. "La demande mondiale adressée à la France resterait relativement peu dynamique et les exportations pourraient ralentir après leur rebond en partie ponctuel du printemps", estime l’Insee.

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