WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Macro-économie / Taux / Bruno Le Maire / déficit public / économies / Finances publiques

Macro-économie / Taux
Bruno Le Maire / déficit public / économies / Finances publiques

France : Bercy abaisse ses prévisions de croissance pour 2024 / Et promet 16 milliards d’euros d’économies

Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, a déclaré que l’exécutif révisait à la baisse de 0,2 point ses prévisions de croissance pour l’an prochain en raison notamment de la récession allemande. De plus, pour respecter les objectifs en matière de réduction du déficit public, il a annoncé 16 milliards d'euros d’économies pour 2024.
Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances - John MACDOUGALL / AFP
Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances - John MACDOUGALL / AFP

Bercy dévoile son jeu pour 2024. À l’occasion d’une conférence de presse, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, et Thomas Cazenave, ministre délégué aux Comptes publics, ont donné des indications quant à ce que contiendra le projet de loi de finances 2024 (il sera présenté le 27 septembre en Conseil des ministres).

L’exécutif a décidé de réviser sa prévision de croissance du Produit intérieur brut (PIB) en volume qui s’établissait jusqu’ici à 1,6 %. Bercy anticipe désormais un chiffre de 1,4 % pour 2024 et maintient sa prévision à 1 % pour cette année. “En 2024, la croissance continuera de progresser. Elle sera tirée par notre production manufacturière, par la sortie définitive de la crise inflationniste et par la reprise de la consommation”, a avancé Bruno Le Maire.

Reste que l’économie française devrait être pénalisée par trois facteurs extérieurs qui justifient une révision baissière. “La récession en Allemagne, les difficultés en Chine et la persistance de taux élevés auront néanmoins un impact sur cette croissance”, a reconnu le ministre. D’après la Commission européenne, le PIB de l’Allemagne devrait reculer de 0,4 % cette année (une hausse de 0,2 % était initialement prévue) à cause de la faiblesse de la consommation et des exportations.

En outre, alors que le gouvernement souhaite réduire le ratio “déficit public sur PIB” de 0,5 point par rapport à cette année (il passerait de 4,9 % à 4,4 %), Bruno Le Maire a annoncé des “économies substantielles, de trois ordres”.

D’une part, la mise en œuvre des réformes de l’assurance chômage et des retraites devraient respectivement rapporter 13,5 milliards d’euros et 12,7 milliards d’euros d’ici à 2027. D’autre part, la sortie progressive des boucliers tarifaires sur l’énergie devrait permettre d’économiser 10 milliards d’euros l’an prochain. “S’agissant du gaz, nous en sommes sortis”, a déclaré Bruno Le Maire, ajoutant que pour ce qui concerne l’électricité, “nous sortirons des prix gelés mais nous maintiendrons la fiscalité au niveau plancher à nouveau en 2024 pour garantir les prix les plus bas possibles pour les ménages”. Enfin, le ministre a avancé que les économies identifiées grâce à la revue des dépenses publiques permettront d’économiser à terme notamment "2 milliards d’euros sur le PINEL, 900 millions d’euros sur le prêt à taux zéro, 600 millions d’euros sur le coût des contrats des apprentis".

Au total donc, sur les 16 milliards d’euros d’économies prévues pour l’an prochain, plus de 60 % serait le fruit de la fin du bouclier tarifaire, le reste proviendrait de la réduction des aides aux entreprises (4,4 milliards d’euros), de la réduction des aides à la politique de l’emploi (1 milliard d’euros) et de la réforme de l’assurance chômage (700 millions d’euros).

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article