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Moscou; USA; Or noir

Macro-économie / Taux / OPEP / pétrole / Marchés

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OPEP / pétrole / Marchés

L’Opep ne baisse pas le pied / Le soutien des cours du pétrole est toujours d’actualité

La barre symbolique des 100 dollars le baril n’a pas encore été franchie mais l’heure n’est pas pour autant à la détente sur les marchés de l’or noir. Une réunion d’un panel de l’organisation des pays producteurs de pétrole a réitéré la détermination du cartel à poursuivre ses efforts de réduction de la production.  
Bureaux de l'Opep à Vienne. Azusa Nakanishi / Yomiuri / The Yomiuri Shimbun via AFP
Bureaux de l'Opep à Vienne. Azusa Nakanishi / Yomiuri / The Yomiuri Shimbun via AFP

"Le comité a également exprimé sa pleine reconnaissance et son soutien aux efforts du Royaume d’Arabie saoudite visant à soutenir la stabilité du marché pétrolier". Aucune inflexion dans la ligne de l’Organisation des pays producteurs de pétrole n’était à relever cette semaine lors de la réunion de son Comité ministériel conjoint de suivi (JMMC). Riyad et Moscou ont été tour à tour remerciées pour avoir maintenu leurs réductions volontaires de la production jusqu’à la fin de l’année civile.

Certes le JMMC ne dispose aucunement d’un pouvoir de décision au sein du Cartel, cependant ses recommandations sont communiquées aux ministres avant qu’ils ne prennent leurs décisions. Le voir continuer à prôner la stabilité du marché pétrolier à moins de trois mois de la fin annoncée des réductions saoudiennes d’un million de barils par jour et russes de 300 000 barils par jour, laisse entendre que ces mesures pourraient être reconduites.

 

Les 100 dollars ne sont pas si proches

 

Il faudra cependant surveiller le réveil de la Chine et la hausse de la consommation qui pourrait en résulter, sans pour autant s’attendre uniquement à une évolution à la hausse de l’or noir. Alexandre Hezez, stratégiste du groupe Richelieu, a ainsi souligné récemment "au-delà d’aléas géopolitiques conjoncturels, la question reste celle de l’équilibre du marché entre une offre qui se réduit et une demande encore soutenue". Cette dernière pourrait bénéficier d’un empire du Milieu qui "contribuera massivement à cette croissance de consommation, malgré des signes récents de normalisation".

De quoi faire dire au stratégiste que "sans atterrissage brutal de l’économie, les prix devraient être soutenus sans dépasser outre mesure les 100 dollars le baril sur le brent". Il estime que "le passage sur ce niveau pourrait provoquer un effet négatif sur les consommateurs et baisserait la consommation globale". Un avis partagé par Monica Defend, directrice d’Amundi Investment Institute, interrogée cette semaine sur son évaluation de la récente flambée de l’or noir, elle juge que " les prix du pétrole sont surévalués et [que] nous ne nous attendons pas à ce qu’ils le restent encore longtemps". De quoi lui faire avancer que son objectif "pour le Brent reste à 85/90 [dollars] le baril. Même s’ils devraient bientôt baisser, les niveaux actuels ajoutent une incertitude indésirable".

 

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