WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

ESG / CSRD / Transparence financière / ESG / Grandes entreprises

ESG
CSRD / Transparence financière / ESG / Grandes entreprises

CSRD : de premiers signes de préparation encourageants chez les grandes entreprises / Du travail encore à fournir notamment sur les enjeux sociaux

Alors que dès le 1er janvier prochain, les grandes entreprises auront à se soumettre au reporting de durabilité exigé par la directive européenne CSRD, les cabinets Deloitte, EY et le Medef se sont intéressés à leur niveau de préparation en s’appuyant sur les informations fournies pour 2022. Il en ressort que la plupart d’entre elles ont réalisé de vrais efforts de transparence, notamment sur les enjeux environnementaux. Toutefois, les questions sociales sont encore à creuser.
Forêt (Photo by CFOTO / NurPhoto / NurPhoto via AFP)
Forêt (Photo by CFOTO / NurPhoto / NurPhoto via AFP)

Les entreprises sont-elles prêtes à affronter la directive européenne CSRD ? Alors qu’à compter du 1er janvier 2024, toutes les sociétés cotées européennes de plus de 500 salariés, dont le chiffre d’affaires est supérieur à 40 millions d’euros et dont le total du bilan dépasse les 20 millions d’euros, seront tenues de publier chaque année un reporting de durabilité de leurs activités, les cabinets Deloitte, EY et le Medef ont tenté de répondre à cette question, à l’occasion de la semaine de l’entreprise responsable et inclusive, dans la nouvelle édition de leur bilan annuel du reporting ESG (environnement, social et de gouvernance) des grandes entreprises françaises.

 

Une matérialité intégrée

 

Et une fois n’est pas coutume, si les éditions précédentes se voulaient rétrospectives, celle-ci cherche au contraire "à mesurer le niveau d’anticipation des entreprises aux exigences de la CSRD par rapport à ce qu’elles ont déclaré en 2022, soit bien avant la publication par la Commission européenne de son acte délégué en juillet dernier ", précise l’un des auteurs de cette étude, Philippe Aubain, partner au cabinet EY.

Pour rappel, dans le cadre de cette directive, les reportings des entreprises devront faire figurer douze normes ESG, dites ESRS, et être évaluées en fonction de leur double matérialité, c’est-à-dire en fonction de l’impact de l’entreprise sur les questions ESG et de l’impact de ces questions sur ses finances.

Et force est de constater que 83 des 100 entreprises interrogées présentent déjà une analyse de matérialité. "Dont 14 qui ont publié une analyse de double matérialité selon les deux axes attendus par la CSRD", s’est félicité Julien Rivals, partner chez Deloitte.

 

Un alignement aux ambitions de l’Accord de Paris

 

Concernant l’environnement qui concentre six des douze normes, comme le climat, la biodiversité, l’économie circulaire, etc, la quasi-totalité des entreprises du panel ont publié des objectifs de réduction des gaz à effet de serre (GES). "51 % se sont même fixés des objectifs à horizon 2030 alignés sur les scénarios les plus ambitieux tels que le 1,5° de l’Accord de Paris et 22 % à ceux validés par la SBTi (Science Based Targed initiative)", observe Philippe Aubain.

Par ailleurs, nombreuses sont celles qui mentionnent la biodiversité comme un enjeu clé même si peu d’éléments d’analyse qualitative ou analytique précis y figurent pour l’instant. "C’est normal, il s’agit de reporting écrit en 2022, soit avec deux ans d’avance", explique Philippe Aubain.

 

Des informations à aller chercher dans le social

 

Enfin, s’agissant de la responsabilité sociale des entreprises, 31 sociétés du panel ont publié un taux d’accidents du travail (qui sera lui aussi à reporter dans le cadre du CSRD dans la catégorie de la responsabilité sociale). "7 d’entre elles publient un taux d’accidents spécifique aux sous-traitants (le concept de sous-traitants n’étant pas présent dans la CSRD, le terme correspond aux non-salariés et aux travailleurs de la chaîne de valeur, ndlr) et 24 annoncent un taux d’accidents sur un périmètre consolidant salariés et sous-traitants ", souligne Julien Rivals.

Toujours sur la partie sociale, 53 % publient des indicateurs relatifs aux écarts de rémunération femme-homme de leurs salariés. "Sachant que l’on parle de reporting de groupe consolidé et pas simplement en France où la publication d’un index est obligatoire", précise Julien Rivals. À noter que 8 d’entre elles ont creusé le sujet du "salaire décent" sachant que la détermination d’un indicateur de salaire décent dans les tous les pays concernés est difficile à ce jour.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article