ESG / ESG / CSRD / Grandes entreprises / Transparence environnementale
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Reporting environnemental : les entreprises françaises dans le top 10 mondial / Aucune norme ESRS ne doit cependant être négligée
Elle s’annonce depuis des mois comme "le" chantier réglementaire (et complexe) à mettre en place au sein des entreprises. A quelques semaines de l’entrée en vigueur de la directive sur les rapports de durabilité (CSRD), force est pourtant de constater que les sociétés cotées européennes jouent déjà le jeu de la transparence. Selon le Carbon Disclosure Project (CDP), organisation internationale publiant les données environnementales, ces dernières ont même divulgué leurs données environnementales en nombre record cette année.
Pour rappel, à compter du 1er janvier prochain, toutes les sociétés cotées européennes de plus de 500 salariés, dont le chiffre d’affaires est supérieur à 40 millions d’euros et dont le total du bilan dépasse les 20 millions d’euros, seront tenues de publier chaque année un reporting de durabilité de leurs activités comprenant douze normes ESG, dites ESRS (dont cinq sur le volet environnemental telles que le changement climatique, la pollution, les ressources en eau, la biodiversité et l’économie circulaire). Dans ce cadre, les sociétés concernées devront également montrer comment elles se fixent des objectifs de durabilité et transforment leur activité pour limiter le changement climatique.
En 2023, ce sont donc pas moins de 5 600 entreprises européennes, y compris des sociétés cotées en Bourse représentant environ 89 % de la capitalisation boursière du Vieux continent, qui ont communiqué leurs données. Pour le CDP, cela représente une augmentation annuelle du nombre d’entreprises européennes qui publient leurs informations environnementales de 26 %, soit mieux que la moyenne mondiale située à 24 %.
L’on notera que les groupes Interparfums et ADP font partie des entreprises publiant leurs données environnementales par l’intermédiaire du CDP pour la première fois cette année.
D’ailleurs, les grandes entreprises françaises se montrent dans l’ensemble bonnes élèves. Selon le CDP, la divulgation des données a augmenté de 17 % dans l’Hexagone, faisant ainsi figurer le pays dans le top 10 mondial des entreprises qui jouent le plus la transparence.
Cependant, au niveau européen, du chemin reste encore à parcourir pour l’organisation. En effet, si dans "les domaines clés de la préservation des ressources en eau et de la déforestation, la divulgation de données par les entreprises européennes a augmenté respectivement de 29 % et de 13 %, contre 27 % pour le climat ", selon le CDP, "seul 1 % des entreprises publiant leurs informations ont divulgué dans ces trois domaines, tant en Europe qu’à l’échelle mondiale ".
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