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Taux - Dette Souveraine / taux d'intérêts / Etats-Unis / Fed

Taux - Dette Souveraine
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Israel La hausse du rendement à 10 ans américain enrayée provisoirement / Plusieurs officiels américains se sont montrés préoccupés ces derniers jours

Les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans avaient atteint 4.88 % cette semaine, soit leur plus haut niveau enregistré depuis 2007, ils ont depuis diminué pour atteindre 4,585 %. La présidente de la Fed de Dallas a déclaré que la hausse des rendements des bons du Trésor à long terme était plutôt à même de réduire les chances d’une nouvelle augmentation des taux d’intérêt américains.
Le vice-président de la Fed, Philip N. Jefferson. Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Le vice-président de la Fed, Philip N. Jefferson. Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

"Je resterai conscient du resserrement des conditions financières par le biais de rendements obligataires plus élevés et je garderai cela à l’esprit lorsque j’évaluerai la trajectoire future de la politique". L’attachement des responsables de la Fed tels que le vice-président de la Fed, Philip N. Jefferson, à comparer la hausse des rendements obligatoires à une hausse des taux directeurs continue cette semaine. Lorie Logan, présidente de la Fed de Dallas, a également argué que dans le cas où "des facteurs techniques augmentent temporairement les primes de terme, par exemple, la politique monétaire ne devrait pas réagir de manière excessive".

L’analyste devises Lee Hardman de chez MUFG Bank juge qu’il "est clair que les responsables de la Fed ont changé de ton depuis la fin de la semaine dernière. Ils se montrent désormais plus gênés par la forte hausse des rendements américains. " De son côté Bruno Cavalier, chef Economiste chez Oddo-BHF, estime que ces dernières semaines " le marché obligataire semble avoir enfin intégré ce que la Fed dit depuis des mois, à savoir qu’il n’y a pas d’assouplissement imminent. La forte hausse des taux longs est un risque baissier sur l’économie et rend improbable un dernier tour de vis monétaire".

 

Rendements réels au plus haut

 

La hausse des taux réels américains à 10 ans est remarquée et conséquente ces derniers temps, comme le souligne cette semaine Andrew Craig, Head of Financial Analysis et Fixed income product specialist at BNP Paribas Investment Partners, qui relève qu’ils "ont bondi à 2,325 %, soit leur plus haut depuis 2008". Un constat partagé par Bruno Cavalier qui juge que "l’envolée des taux longs ne reflète pas des anticipations d’inflation plus élevées. Ce sont les rendements réels qui montent. Pourtant, les perspectives de croissance US n’ont pas été revues à la hausse récemment".

De quoi faire poindre une pointe d’inquiétude chez lui. Tout en estimant que "le niveau des taux n’a rien d’aberrant", il note que "l’ampleur de la hausse depuis deux ans, et sa rapidité ces dernières semaines, resserre les conditions de financement". Le léger reflux depuis ce début de semaine serait donc à même de desserrer cette contrainte. Ce dernier pourrait également être dû à des "niveaux d’objectifs de début d’année, 4,50 % sur le 10 ans américains, [qui] sont atteints", tel qu’évoqué plus tôt dans le mois par Alexandre Hezez, stratégiste du groupe Richelieu.

 

Proche-Orient sous surveillance

 

Pendant ce temps, les nouvelles tensions au Proche-Orient contribuent également à faire refluer l’obligataire qui est considéré comme une valeur refuge, Padhraic Garvey, Regional Head of Research, Americas pour ING, juge qu’alors que "tous les regards sont clairement tournés vers les scènes tragiques qui se déroulent en Israël, où l’inquiétude est grande quant à la suite des événements ", il n’en reste pas moins qu’il est à craindre que cela "ne prenne de l’ampleur et ne devienne plus dangereux. C’est la raison pour laquelle les rendements obligataires de base ne s’éloigneront pas trop de ce niveau. Ils sont actuellement bien loin de leurs récents sommets (surtout aux États-Unis), et l’envie de rallier les 5 % s’est émoussée".

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