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Publications, Résultats / Orange / Résultats / Télécommunications / Christel Heydemann

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Orange / Résultats / Télécommunications / Christel Heydemann

Orange est toujours aligné sur sa trajectoire / Une stratégie valeur qui porte ses fruits et une zone Afrique et Moyen-Orient dynamique

L’opérateur historique a profité de la publication de ses résultats trimestriels pour confirmer, à nouveau, ses objectifs annuels. Et pour cause : les trajectoires de croissance, de rentabilité et de réduction des investissements sont en ligne avec les anticipations du groupe.
Orange - Photo by Joan Cros / NurPhoto / NurPhoto via AFP
Orange - Photo by Joan Cros / NurPhoto / NurPhoto via AFP

L’exercice d’Orange suit son cours, aligné sur ses prévisions et sur celles des observateurs de marché. Au titre du troisième trimestre de 2023, l’opérateur historique a dégagé 10,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires, comme prévu par le consensus des analystes, en hausse d’1,8 % sur un an. Une progression qui reflète toutefois des disparités entre les zones d’activité du groupe. Tandis que la France a vu ses revenus reculer de 0,5 %, à 4,4 milliards d’euros, le reste de l’Europe a enregistré une stagnation de ses facturations. Mais au sein de l’Afrique et du Moyen-Orient, le chiffre d’affaires a considérablement accéléré, à hauteur de 12 %, pour atteindre 1,8 milliard d’euros.

À cela, plusieurs explications. Tout d’abord, en France, la progression des services de détail ne sera pas parvenue à rattraper le déclin (prévu) des revenus liés aux services aux opérateurs. Ces derniers ont marqué le pas à hauteur de 91 millions d’euros, soit une baisse de plus de 7 % du volume d’affaires. Toutefois, hors réseau téléphonique commuté (RTC, qui permet d’acheminer les communications téléphoniques sans l’utilisation d’une box), le chiffre d’affaires des services de détail s’est apprécié de 3,4 %. Une performance qui se doit notamment aux progressions de tarifs pratiquées depuis le début de l’année.

 

Bénéficier des hausses de prix

 

Et comme anticipé par la direction, "sur le troisième trimestre, nous bénéficions à plein des hausses de prix dans un marché pourtant moins dynamique", a souligné Laurent Martinez, directeur exécutif finance, performance et développement du groupe, à l’occasion d’une conférence de presse. "Nous avons maintenu notre stratégie de valeur stricte" a-t-il poursuivi. Les hausses de prix survenues au fil du premier semestre auront en revanche quelque peu déstabilisé le parc clients en France, avec 30 000 consommateurs d’internet fixe perdus. Les contrats mobiles gagnent, eux, du terrain grâce à 83 000 nouvelles recrues. Sur le reste du Vieux continent, la croissance est ressortie moins dynamique de juillet à septembre, en progressant d’1 million d’euros. Comme en France, la hausse des services de détail est restée portée par la stratégie valeur.

Et ce sont à nouveau l’Afrique et le Moyen-Orient qui ont tiré leur épingle du jeu sur le troisième trimestre. "Une fois de plus, la performance trimestrielle est remarquable : + 12 %, portée par dix de nos seize pays d’activités qui affichent une croissance à deux chiffres", s’est félicité Laurent Martinez. Une croissance qui aura été soutenue par les quatre moteurs de la zone, à savoir la data, le haut débit fixe, Orange Money et le B2B.

 

Rester vigilant sur la géopolitique

 

Interrogée sur les tensions géopolitiques croissantes au sein de la zone, entre la crise au Niger cet été et la situation israélo-palestinienne, Christel Heydemann, la directrice générale du groupe a tenu à rassurer. "Nous suivons de près l’ensemble des situations géopolitiques. […] Notre principale préoccupation reste la sécurité de nos collaborateurs. Il est impossible pour nous d’anticiper des développements qui dépassent le cadre de l’entreprise. Malheureusement, nous avons traversé d’autres crises, nous restons donc vigilants. […] Notre [empreinte géographique] est par ailleurs équilibrée, puisqu’aucun de nos pays ne dépasse plus de 15 % du chiffre d’affaires dans la zone", a ainsi assuré la dirigeante.

Tout comme l’activité, la rentabilité d’Orange a également progressé au cours du troisième trimestre. L’Ebitdaal (excédent brut d’exploitation après loyers) s’est apprécié de 1,4 % sur un an, à 3,5 milliards d’euros. Suivant le plan stratégique du groupe à horizon 2025, "Lead the future", les e-CAPEX (soit les investissements corporels et incorporels hors licences de télécommunication, hors actifs financiers et diminués des prix de cession des actifs immobilisés) sont orientés à la baisse. Ils ont été réduits à hauteur de 7 % sur un an. Ce faisant, la différence entre l’Ebitdaal et les e-CAPEX est ressortie en progression de 9 %. Autant d’indicateurs qui auront poussé l’opérateur à confirmer ses objectifs annuels à l’issue de cette publication trimestrielle. Ceux d’un flux de trésorerie disponible supérieur à 3,5 milliards d’euros, d’un Ebitdaal en légère croissance et de e-CAPEX en forte baisse ont ainsi été réaffirmés.

 

Questions de consolidation

 

Pour le cabinet Oddo BHF, le rapport entre la rentabilité du groupe et sa trajectoire de réduction des Capex "reste [par ailleurs] au-dessus du secteur ainsi que l’objectif de 16 % de croissance du free cash-flow. Orange n’a, de plus, pas de problématique de bilan". Les objectifs de trésorerie pour 2025 bénéficieront d’ailleurs de nouvelles marges de progression, rappelle le cabinet d’analystes. À l’instar, notamment, de la cession d’Orange Bank ou encore des synergies attendues après la prise de participation majoritaire dans l’opérateur de télécommunications belge, Voo.

Au sujet de la consolidation, le dossier semble légèrement plus complexe en Espagne. Après avoir annoncé en 2022 le rapprochement des activités mobiles d’Orange Espagne et du numéro quatre espagnol du secteur, MasMovil, au travers de la création d’une co-entreprise, la transaction avait été logiquement étudiée par la Commission européenne. En cause, des craintes sur l’impact que pourrait avoir ce rapprochement sur la concurrence. Mais à la fin du mois de juillet, l’exécutif européen avait finalement décidé de mettre son enquête sur pause, avant la date limite pour rendre ses conclusions. De quoi donner davantage de temps aux opérateurs pour négocier les termes de cette joint-venture. "Nous sommes toujours en période de 'stop the clock'. La Commission européenne a accepté de suspendre le calendrier, nous restons confiants en notre capacité à exécuter la transaction. Nous sommes actuellement dans des discussions de remèdes, qui sont confidentielles", a ainsi assuré Christel Heydemann.

 

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