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Levées de fonds / MistralAI / Intelligence artificielle / Levée de fonds

Levées de fonds
MistralAI / Intelligence artificielle / Levée de fonds

Mistral AI lève 385 millions d’euros et annonce le lancement d’un nouveau modèle / La pépite de l'intelligence artificielle européenne n'a décidément pas de temps à perdre

La rumeur courait déjà depuis quelque temps, la voici officielle : Mistral AI a bouclé un second tour de financement de 385 millions d’euros. Dans la foulée, la start-up a annoncé le lancement de son modèle dernière génération.
Arthur Mensch (Photo by WPA POOL / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP)
Arthur Mensch (Photo by WPA POOL / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP)

L’intelligence artificielle européenne aura rythmé le week-end. Après que les instances européennes sont parvenues à trouver un accord sur l’Artificial Intelligence Act après minuit vendredi, la start-up française MistralAI a annoncé dimanche avoir bouclé un tour de table de série A de 385 millions d’euros. "Depuis la création de Mistral AI au mois de mai, nous suivons une ambition claire : créer un champion européen à vocation mondiale dans l’intelligence artificielle", a rappelé son patron et cofondateur, Arthur Mensch, cité dans le communiqué de la start-up.

Effectivement, championne, Mistral AI l’est selon plusieurs points de vue. Déjà, les 105 millions d’euros levés par la jeune pousse spécialiste de l’intelligence artificielle (IA) au mois de juin et en phase d’amorçage représentaient un record en la matière sur le Vieux continent, au regard du montant récolté lors de ce tour de table et de la récente création de l’entreprise.

 

Nouvelle licorne ?

 

Ensuite, la levée de fonds annoncée ce dimanche représente un certain exploit en cette année 2023 où les financements à destination de la French Tech se tarissent. Les fonds sont toujours présents, mais l’appétit des investisseurs se précise, avec des critères et des thèmes de prédilection. Parmi lesquels la transition énergétique et, bien sûr, l’IA. Résultat : comme il l’avait été prédit, les fonds américains Andreessen Horowitz et Lightspeed Venture ont mené ce tour de table aux côtés d’un bon nombre d’investisseurs de renom (Salesforce Ventures, BNP Paribas, CMA-CGM…), tandis que Bpifrance, Motier Ventures ou La Famiglia, déjà présents au premier tour de table, ont participé à nouveau à cette levée de fonds.

Et bien que l’entreprise n’ait pas fait état de sa valorisation, certaines sources proches du dossier estiment qu’elle avoisinerait les 2 milliards d’euros. Ce qui fait donc entrer Mistral AI dans le petit club des licornes françaises, moins d’un an après sa création. Il faut dire que Mistral AI bénéficie d’une certaine crédibilité. Ses trois cofondateurs ont fait leurs armes chez les géants américains du secteur avant de faire leur retour en France. Arthur Mensch, le président-directeur général, a passé près de trois années chez DeepMind, le laboratoire d’IA de Google. Ses associés, Guillaume Lample et Thimothée Lacroix, sont quant à eux tous les deux passés par Meta. Par ailleurs, Cédric O, ex-secrétaire d’État au numérique et membre du comité interministériel sur l’IA générative est l’un des conseillers de l’entreprise.

 

Mieux que GPT3.5

 

Autant de gages de sérieux auxquels il faut ajouter une activité qui se déploie rapidement. À la fin du mois de septembre, Mistral AI avait proposé son premier modèle, baptisé Mistral 7B. Ce lundi, la start-up en a présenté une nouvelle version : Mixtral 8x7B. "Mixtral surpasse Llama 2 70B [le modèle de Meta, ndlr] sur la plupart des benchmarks avec une inférence 6x plus rapide. C’est le modèle à poids ouverts le plus puissant avec une licence permissive et le meilleur modèle dans l’ensemble en ce qui concerne les compromis coût et performance. En particulier, il égale ou surpasse GPT3.5 [le modèle derrière ChatGPT, ndlr] sur la plupart des points de référence standard", s’est félicité l’entreprise à l’annonce de son lancement.

De quoi rivaliser avec les géants de l’IA implantés outre-Atlantique, alors que l’Europe est donc parvenue ces derniers jours à s’accorder sur un encadrement de cette technologie. Si Arthur Mensch s’était d’ailleurs exprimé à ce propos au cours du mois de novembre, il n’a pas encore réagi à la dernière version du texte.

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