WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Macro-économie / Taux / croissance / Inflation / France / INSEE

Macro-économie / Taux
croissance / Inflation / France / INSEE

France : l’Insee prévoit une inflation sous les 3 % l’an à la fin de cet hiver / Cela devrait contribuer au rebond de l’activité

Compte tenu du fort ralentissement à venir de l’inflation alimentaire, l’institut statistique avance que la hausse annuelle des prix à la consommation s’établira à 2,4 % en mars prochain, ce qui constituerait un plancher depuis plus de deux ans. L’Insee juge que cela permettra à la croissance d’accélérer lors du premier semestre 2024.
Eric Feferberg / AFP
Eric Feferberg / AFP

L’inflation et la croissance vont de nouveau évoluer en sens contraire mais cette fois-ci pour le plus grand bonheur de l’économie française. Alors qu’elle s’établissait à 3,5 % en novembre, la hausse annuelle des prix à la consommation devrait s’afficher à 2,4 % en mars 2024, d’après l’Insee. Cela représenterait un plus bas depuis début 2022, soit au moment du déclenchement de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

Tandis que l’alimentation a été la principale contributrice à l’inflation entre septembre 2022 et septembre 2023, elle s’apprête à devenir la première source de désinflation (sous l’hypothèse notamment d’une stabilité du cours du Brent à 75 euros le baril). En effet, alors que l’inflation alimentaire devrait atteindre 7,5 % à la fin de l’année, l’Insee juge qu’elle devrait être de 2,7 % en mars 2024, grevant ainsi de 0,8 point l’inflation totale par rapport à son étiage de décembre 2023. "Depuis avril, les prix des produits alimentaires ont nettement ralenti et ce mouvement se poursuivrait tout au long de la période de prévision, dans le sillage du recul des prix à la production des industries agro-alimentaires, tout en sachant que les négociations commerciales en cours sont susceptibles d’infléchir cette trajectoire, dans un sens ou dans l’autre", analyse l’institut statistique.

Le secteur des services, qui représente 50,1 % du panier de consommation de l’indice des prix à la consommation, serait quant à lui le premier contributeur à l’inflation, à hauteur d’environ 1,5 point en mars prochain (son glissement annuel atteindrait 2,9 % contre 2,7 % aujourd’hui). Cette stabilité de l’inflation dans les services proviendrait en premier lieu "de la transmission plus lente des prix des intrants", explique l’Insee.

La désinflation apparaît bienvenue pour l’activité économique hexagonale. Pour mémoire, elle avait reculé de 0,1 % au troisième trimestre et si l’Insee estime, tout comme la Banque de France, qu’il n’y aura pas de récession technique au quatrième trimestre, elle mise sur une stagnation du Produit intérieur brut (PIB) pendant l’automne contrairement à la Banque centrale qui escompte une hausse de 0,1 %.

Puis, l’activité pourrait "accélérer quelque peu au premier semestre 2024", soutient l’Insee, qui cite, en plus de la désinflation, "la reprise modérée du commerce mondial" parmi les phénomènes favorables à la croissance. "Les effets du resserrement monétaire passé continueraient de se faire sentir sur l’investissement et notamment de pénaliser le secteur de la construction", prévient toutefois l’institut.

Dans le détail, les économistes de l’Insee anticipent une croissance de 0,2 % au premier et au deuxième trimestres. En conséquence de quoi, l’acquis de croissance s’élèvera à 0,5 % à mi-année : il s’agit de la croissance qu’affichera le PIB en 2024, s’il demeure à son niveau du deuxième trimestre durant le second semestre (croissance nulle entre juillet et décembre). Rappelons que le gouvernement s’attend à une croissance de 1,4 % pour 2024.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article