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Macro-économie / Taux / François Villeroy de Galhau / Banque de France / taux d'intérêt / Inflation

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François Villeroy de Galhau / Banque de France / taux d'intérêt / Inflation

François Villeroy de Galhau reste flou sur la baisse des taux d’intérêt / Il affirme toutefois qu’elle devrait avoir lieu cette année

A l’occasion de ses vœux, le gouverneur de la Banque de France n’a pas manqué d’évoquer la trajectoire future des taux d’intérêt de la BCE. S’il avance que la première baisse devrait intervenir en 2024, il ne s’est guère montré plus précis, rappelant que les décisions du Conseil des gouverneurs seront fonction des données afférentes à l’inflation.
François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France - DR
François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France - DR

La première baisse des taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) devrait avoir lieu "sauf surprise" cette année. Voilà l’affirmation que François Villeroy de Galhau s’est permis de lancer à l’occasion de ses vœux à la Place. Alors que les marchés à terme anticipent que les taux d’intérêt directeurs de la BCE devraient commencer à diminuer vers la fin de cet hiver, le grand argentier n’a en revanche daigné, lui, se prononcer sur une date plus précise.

"Je suis conscient que vous m’attendez sur une saison – le printemps, l’été, l’automne ? – voire sur un mois". Eh bien non : nos décisions ne seront pas guidées par un calendrier, mais par les données", a justifié François Villeroy de Galhau. "Nous ne devrons montrer ni obstination, ni précipitation ", a-t-il précisé. "Pas d’obstination : je n’ai jamais cru aux craintes sur le "dernier kilomètre" où une inflation devenue moins réductible justifierait une politique monétaire excessivement rigide ", a-t-il détaillé. Le concept de "dernier kilomètre" fait ici référence aux propos d’Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, tenus en novembre dernier durant une conférence aux États-Unis. L’Allemande faisait valoir que s’il a fallu un an pour ramener l’inflation de la zone euro de 10,6 % à 2,9 %, il faudrait environ deux fois plus de temps pour revenir à 2 %, entre autres à cause de la façon dont les entreprises fixent les salaires nominaux et leurs prix de vente. Des travaux de la Banque des règlements internationaux publiés lors de l’été 2023 l’avaient également évoqué.

François Villeroy de Galhau a ajouté qu’il ne faudra également pas non plus de précipitation car "si vous me permettez de paraphraser La Fontaine, "patience et longueur de temps valent mieux que maints bavardages". Plus concrètement, "nous baisserons les taux cette année quand les perspectives d’inflation seront ancrées à 2 % solidement – ce sont les données effectives – et durablement – ce sont les données prospectives", a-t-il prévenu.

Rappelons que, selon l’institution de Francfort, le glissement annuel moyen de l’indice des prix à la consommation harmonisé devrait s’établir à 2,7 % en 2024, 2,1 % en 2025, puis 1,9 % en 2026. D’après ses prévisions, il faudra attendre le troisième trimestre 2025 pour observer un glissement annuel de 2 % en moyenne sur un trimestre (il était de 2,7 % au quatrième trimestre 2023).

Il convient de noter que lors de ses vœux de janvier 2023, le patron de la Banque centrale française s’était montré plus tranché quant à la trajectoire que devaient prendre les taux d’intérêt directeurs. Alors que la BCE avait amorcé son resserrement monétaire depuis plusieurs trimestres, il avait déclaré qu’il serait "souhaitable d’atteindre le bon "taux terminal" d’ici l’été prochain". C’est ce qui s’est effectivement passé, puisque s’affichant à 4 % depuis septembre 2023, le taux d’intérêt de la facilité de dépôt ne devrait pas davantage augmenter.

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