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Les banques françaises s’apprêtent à publier les résultats d’une année de transition / Leur marge nette d’intérêt va se redresser en 2024

Les banques françaises s’apprêtent à publier des résultats 2023 marqués par un environnement de taux qui a pesé sur leur marge nette d’intérêt, ce qu’elles ont plus ou moins réussi à compenser selon leur degré de diversification. L’année 2024 s’annonce d’ores et déjà bien meilleure en la matière.
BNP Paribas doit publier ses résultats 2023 le jeudi 1er février 2024 - Photo by Stephane Mouchmouche / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
BNP Paribas doit publier ses résultats 2023 le jeudi 1er février 2024 - Photo by Stephane Mouchmouche / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

J-1 pour la saison des résultats des banques françaises que s’apprête à lancer jeudi BNP Paribas, qui sera suivie le 8 février par Société Générale et Crédit Agricole SA. Si l’on en croit le consensus Visible Alpha, aucun des trois établissements ne devrait avoir fait d’étincelles sur les trois derniers mois de l’exercice écoulé. Pour le quatrième trimestre 2023, le résultat net de BNP Paribas devrait s’établir à 2,04 milliards d’euros, en baisse de 11,4% sur un an, le profit net attribuable de Crédit Agricole SA est attendu à 1,32 milliards d’euros, contre 1,79 milliards d’euros un an plus tôt, et le résultat net de Société Générale devrait avoir été divisé par deux, à 526 millions d’euros.

Soit des évolutions sans surprise, pour une année 2023 de transition au cours de laquelle les établissements tricolores ont dû composer avec une réévaluation de leurs passifs beaucoup plus rapide que celle de leurs actifs sous l’effet de la remontée brutale des taux d’intérêt amorcée en 2022. La conséquence de la préférence française pour les crédits à taux fixe et d’une épargne réglementée indexée sur l’inflation. Ainsi, "seuls les groupe les plus importants et les plus diversifiés ont enregistré une dynamique positive de leurs résultats en 2023", soulignent les analystes de Fitch Ratings.

Comparées à leurs homologues européennes - et hors établissements mutualistes dont l'activité de banque de détail pour les particuliers est prépondérante - il se trouve que les banques françaises sont heureusement bien diversifiées. "Outre leur exposition à l'assurance et à la collecte d'actifs, les trois majors françaises présentent une exposition importante à la banque de financement et d'investissement", rappellent de leur côté les analystes d’UBS.

Ce qui n’empêche que l’évolution récente de leur marge nette d’intérêt – soit la différence entre le taux auquel elles prêtent et celui auquel elles se refinancent – sera logiquement particulièrement scrutée lors des publications de résultats 2023. Surtout au moment de se projeter vers une année 2024 qui promet d’être bien meilleure sur ce plan. La stabilisation décidée cet été du taux du Livret A à 3% (jusqu’en 2025) et le nouveau relèvement décidé en janvier du taux d’usure avec un taux plafond qui atteint désormais 6,29 % pour les crédits de 20 ans créent des conditions bien meilleures. 

Ainsi, poursuivent les analystes d’UBS, l'environnement de taux déterminant le revenu net d’intérêt domestique français a probablement passé le pire au troisième trimestre 2023. Et, alors que les majors françaises ont souffert dans ce domaine tout au long de 2023, les tendances plus favorables dont elles vont désormais bénéficier "seront un facteur de différenciation clé" en 2024 par rapport au secteur en Europe, ajoutent-ils.

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