WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Macro-économie / Taux / croissance / France / INSEE

Macro-économie / Taux
croissance / France / INSEE

France : l'Insee attend un rebond de la croissance au printemps / La consommation des ménages va se faire plus vive

Alors qu’elle devrait stagner entre janvier et mars, à l’image des mois précédents, l’activité économique hexagonale devrait accélérer au deuxième trimestre, d’après l’Insee, qui anticipe un acquis de croissance de 0,5 % à mi-année. Les difficultés de l’investissement devraient moins peser tandis que la consommation des ménages pourrait reprendre du poil de la bête.
Frederic Petry / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Frederic Petry / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

L’économie française connaîtra des jours meilleurs au printemps. C’est ce qui ressort du nouveau point de conjoncture de l’Insee. Si les économistes de l’institut statistique jugent que le Produit intérieur brut (PIB) devrait stagner ce trimestre (après une hausse de 0,1 % au quatrième trimestre 2023 et une stabilisation au troisième trimestre 2023), ils avancent qu’il devrait progresser de 0,3 % entre avril et juin. Cela constituerait un glissement trimestriel record depuis un an (0,6 %).

"Parmi les principaux postes de la demande, la consommation des ménages, soutenue par un pouvoir d’achat relativement dynamique, augmenterait de l’ordre de 0,3 % par trimestre", indique l’Insee, qui anticipe que le glissement annuel des prix à la consommation atteindra 2,6 % en juin (contre 2,9 % en février, il s’agirait d’un ralentissement lié à la désinflation alimentaire), tandis que le pouvoir d’achat par unité de consommation devrait croître de 0,5 % au cours du premier semestre 2024.

La formation brute de capital fixe (FBCF), quant à elle, devrait cesser de reculer au deuxième trimestre. Dans le détail, l’investissement des ménages va continuer de se contracter, ainsi qu’en témoigne l’effondrement du crédit immobilier, même si à un rythme moindre (-1,4 % au premier semestre après -2,5 % au second semestre 2023).

Du côté des entreprises, "le resserrement monétaire passé pèserait sur l’investissement (-0,1 % puis 0,0 % aux deux premiers trimestres 2024) : le repli de l’investissement en biens et en construction serait toutefois compensé par celui en services, qui retrouverait un certain dynamisme après le trou d’air de la fin d’année 2023", estime l’Insee. Rappelons que le coût global de financement (financement de marché et crédit bancaire) des entreprises françaises s’établissait à 4,3 % en janvier 2024, ce qui représente une baisse de 32 points de base par rapport au pic d’octobre 2023, d’après les données de la Banque de France.

Enfin, "la contribution du commerce extérieur à l’activité connaîtrait un profil heurté : il pèserait sur la croissance au premier trimestre 2024 du fait d’un phénomène de reconstitution des stocks après le fort déstockage survenu fin 2023, puis la soutiendrait au deuxième trimestre, sous l’effet d’importantes livraisons aéronautiques et navales", prévoit l’Insee.

De sorte qu’à la mi-année, la prévision de l’institut statistique implique que l’acquis de croissance s’élèvera à 0,5 %. Pour mémoire, il s’agit du niveau que la croissance du PIB atteindrait en 2024 si l’activité économique française demeurait, durant la seconde partie de l’année, à l’étiage qui serait le sien au deuxième trimestre 2024. Le gouvernement prévoit une croissance de 1 % cette année ; compte tenu de l’acquis, il faudrait, pour qu’elle se réalise, que la vitesse de progression de l’activité soit nettement supérieure au second semestre (0,7 % en moyenne par trimestre).

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article