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Europe : les nouvelles règles budgétaires entraveraient les investissements verts et sociaux nécessaires / Seuls trois pays parviendraient à les mener
Les règles budgétaires flambant neuves adoptées par l’Europe ne seraient pas une bonne nouvelle entre autres pour le financement de la transition verte. D’après une étude New Economics Foundation (think tank britannique), ces règles budgétaires qui viennent d’être adoptées par le Parlement européen dans le courant du printemps ne sont pas compatibles avec les objectifs que l’Union européenne s’est fixés en matière de transition climatique et de cohésion sociale (éducation, santé et logement à prix abordable notamment).
Le déficit de financement public annuel identifié par la New Economics Foundation pour ces deux types d’investissements, qui s’appuie entre autres sur les travaux de la Commission européenne, s’élève à plusieurs points de Produit intérieur brut (PIB) pour chaque pays de l’Union européenne (la borne basse se situe aux alentours de 2 points et la borne haute à 3 points).
Le déficit d’investissement implique que seuls trois pays (le Danemark, la Suède et l’Irlande) peuvent se permettre d’atteindre les objectifs sociaux et climatiques dans le cadre des règles budgétaires de l’UE. Contrairement aux vingt-quatre autres Etats membres, ces pays ont, compte tenu de leurs besoins, suffisamment de marges de manœuvre budgétaires pour investir sans dépasser la limite de déficit public fixée à 3 % du PIB.
"Les règles ne constituent pas une réponse adéquate aux défis à venir : accélération du changement climatique, divergences économiques et sociales, pauvreté et inégalités, changements fondamentaux dans le monde du travail et guerre aux frontières de l’UE", juge le rapport. La création d’un fonds d’investissement européen à l’image de ce qu’est NextGenerationEU (financement commun de 800 milliards d’euros pour les transitions verte et numérique mis peu à peu à disposition des Etats membres entre 2021 et 2026) fait partie des solutions préconisées pour aider à pallier le déficit de financement.
"Une capacité d’investissement à long terme de l’UE fournirait un cadre stable et prévisible pour relever les défis structurels et promouvoir des projets stratégiques qui contribuent aux objectifs de l’Union", souligne l’étude.
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