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Macro-économie / Taux / Conseil européen / Union européenne

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Conseil européen / Union européenne

Comment les Vingt-Sept veulent stimuler la compétitivité européenne / L'approfondissement du Marché unique et l’Union des marchés de capitaux plébiscités

À l’occasion du Conseil européen extraordinaire qui s’est tenu ces deux derniers jours, les Vingt-Sept chefs d’État et de gouvernement se sont accordés sur les chantiers à propos desquels l’Union européenne devait avancer dans le but d’enrayer son décrochage économique.
Charles Michel, président du Conseil européen - JONATHAN RAA / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP
Charles Michel, président du Conseil européen - JONATHAN RAA / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP

Les Vingt-Sept veulent mettre la compétitivité européenne à l’agenda. Alors que se tenait ces deux derniers jours un Conseil européen extraordinaire, au cours duquel l’ex Premier ministre italien Enrico Letta a présenté son rapport attendu, les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne se sont accordés sur la nécessité d’un nouveau pacte pour la compétitivité européenne.

Cela exigera des efforts au niveau tant de l’Union que des États membres et dans tous les domaines d’action afin de combler les écarts en matière de croissance, de productivité et d’innovation entre l’Union et ses partenaires et principaux concurrents à l’échelle internationale”, ont-ils déclaré. Pour ne prendre l’exemple que des États-Unis, le Produit intérieur brut (PIB) par habitant y a augmenté de près de 60 % entre 1993 et 2022, contre moins de 30 % en Europe.

À cette fin, le Conseil européen appelle à faire avancer les travaux de manière déterminante et rapide en ce qui concerne notamment l’approfondissement du Marché unique.

À la lumière de la servicisation et de la double transition, il convient de mettre l’accent sur la fourniture transfrontière de services, notamment les services horizontaux et importants d’un point de vue économique, ainsi que sur la circulation transfrontière des biens, y compris de biens de première nécessité tels que les médicaments, sur la base des besoins des entreprises, des institutions publiques et des citoyens, tout en s’attaquant à la question de la transparence dans les chaînes d’approvisionnement”, juge le Conseil européen, qui estime également important d’”améliorer les liaisons de transport et la mobilité au sein de l’Union en remédiant aux chaînons manquants ou aux goulets d’étranglement et en modernisant le cadre”.

En outre, si elle veut doper son potentiel de croissance économique, l’UE ne pourra faire l’impasse sur l’Union des marchés de capitaux (cela vise à créer un marché unique du financement en Europe et faciliter ainsi les investissements transfrontaliers entre autres en levant des obstacles réglementaires). "Cela permettra aux entreprises européennes d’avoir accès à des financements davantage diversifiés à moindre coût, contribuera à canaliser l’épargne nationale et mobilisera le volume considérable d’investissements privés nécessaire pour relever les défis, notamment ceux liés aux transitions écologique et numérique et aux besoins de l’industrie européenne de la défense", souligne le Conseil européen.

Dans le détail, les chefs d’État européens avancent que cela suppose, entre autres, l’harmonisation des aspects pertinents des cadres nationaux en matière d’insolvabilité des entreprises non bancaires, la relance du marché européen de la titrisation (un sujet sur lequel Emmanuel Macron, président de la République française, a déclaré qu’il y avait une convergence entre les Vingt-Sept), la conception et la mise en œuvre d’un produit d’investissement ou d’épargne transfrontière simple et efficace pour les investisseurs de détail, ou encore le développement de produits de retraite et de produits d’épargne à long terme.

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